La plate-forme de livraison de repas en entreprise et en périphérie étendra, dès septembre, ses services à Nantes et Grenoble. Son chiffre d'affaires devrait doubler à 20 M€ cette année.
Dejbox, la start-up nordiste de la foodtech, continue d'accélérer son expansion. Créée en 2015 à Marcq-en-Barœul (métropole lilloise) par Adrien Verhack (32 ans) et Vincent Dupied (33 ans), elle va s'implanter à Nantes et Grenoble cet automne. Deux nouvelles villes à couvrir après Lille (en 2015), Lyon et Paris (2016) et Bordeaux (2018), pour cette PME de 202 salariés. Sa spécificité est de s'adresser non pas aux particuliers comme la plupart des acteurs de la foodtech mais aux salariés des entreprises et plus particulièrement de celles implantées en périphérie de grandes villes. "Aujourd'hui, 90% des salariés n'ont pas accès à midi à une solution de restauration intégrée à leur entreprise. Et c'est particulièrement vrai pour les PME et TPE, notamment celles qui sont implantées en périphérie où les offres de restauration hors foyer sont peu nombreuses et peu diversifiées et alléchantes, surtout pour les millennials qui aiment la nouveauté et la flexibilité. Notre principal concurrent est la restauration collective qui, paradoxalement, délaisse ce segment de marché", assure Adrien Verhack.
Dejbox élabore ses propres recettes dont elle confie la réalisation à trois traiteurs industriels partenaires, dont les Festins de Bourgogne, basés à Chemilly-sur-Yonne. Chacun d'entre eux est plutôt spécialisé dans un type de cuisine (asiatique, indienne, mexicaine...), en sachant que Dejbox complète cette offre par deux plats du jour issus de restaurants partenaires dans chaque ville couverte ainsi que des sandwiches et autres pâtisseries provenant de boulangers ou traiteurs locaux. "Nous proposons trois formules à commander avant 10h30 pour le midi même avec des recettes variant tous les jours à 6,90€ (sandwich ou part de quiche, dessert et boisson), à 8,50€ (plat et dessert ou boisson) et à 8,90€ (plat, dessert et boisson) et sans frais de port", poursuit-il.
Livreurs intégrés et salariés
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Pour accéder à cette offre, il faut que l'entreprise du salarié soit inscrite sur la plate-forme dejbox.fr. Celle-ci accepte de référencer des sociétés d'au moins 10 salariés, de manière à livrer le plus de repas possible à chaque point de contact, ce qui lui permet de baisser ses coûts logistiques "à moins d'un euro par box repas contre 5 € en moyenne dans la profession", assure Adrien Verhack.
Dejbox rassemble les commandes dans un hub par ville (déjà 2 à Paris et Lille) et les fait livrer par ses 100 préparateurs-livreurs salariés, qui ont tous suivi une formation en hygiène alimentaire HACCP et sont la vitrine de l'entreprise, car les seuls en contact direct avec la clientèle. Grâce à deux levées de fonds (500 k€ en 2015 et 2 M€ en 2017) auprès de Partech Ventures (majoritaire) et de Leap Ventures qui ont soutenu son expansion rapide, Dejbox livre 200 000 repas par mois dans 4 600 entreprises (153 000 salariés inscrits) et a vu son chiffre d'affaires décupler depuis 2016 pour atteindre 10 M€ l'an dernier. "Notre objectif est de le doubler à chaque exercice, en sachant que notre business est rentable dans chacune des 4 villes où nous sommes implantés", conclut Adrien Verhack.