La start-up qui confectionne et livre des plats redémarre son activité en ciblant les télétravailleurs et en massifiant les commandes. Elle veut multiplier les synergies avec son propriétaire Carrefour et les autres foodtech acquises récemment par le distributeur.
C’est reparti pour Dejbox ! Après un petit mois de fermeture totale de l’activité de livraison de repas, la société nordiste revient dans la course avec une offre modifiée (Agra Alimentation du 2 avril 2020). « Nous avons repris notre activité depuis le 13 avril, seulement dans la région lilloise et en nous adressant désormais aux salariés en télétravail », explique Adrien Verhack, co-directeur général et co-fondateur de Dejbox aux côtés de Vincent Dupied.
La reprise se fait donc au prix d’un « virage à 180° » de son modèle qui consistait avant la crise à livrer des salariés en zones péri-urbaines, dépourvues d’offre de restauration. « Nous gardons notre organisation qui consiste à grouper le plus de plats sur une même tournée, mais en allant dans les centres-villes au domicile des clients », détaille Adrien Verkack. Dejbox demande à ses clients en télétravail de commander au moins cinq repas d’un coup afin de préserver l’intérêt de la massification des livraisons.
Dans un premier temps, Dejbox propose ce service autour de Lille, son berceau, avant de s’attaquer à Paris à partir de la semaine du 20 avril. Dans ce cas, la start-up va s’appuyer sur son actionnaire Carrefour qui propose depuis le début du confinement une offre de livraison de courses avec des produits de première nécessité (les Essentiels). « Le site des Essentiels de Carrefour propose entre autres un pack de 10 plats Dejbox que les clients peuvent commander facilement », explique Adrien Verhack. Dejbox va ensuite déployer son service à Lyon, Bordeaux et Grenoble à partir de la fin avril. Puis recommencer à servir les salariés qui se déplacent toujours pour aller au travail.
Synergies avec l’écosystème Carrefour
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Cette mutualisation avec Carrefour annonce d’autres synergies à venir. « Nous réfléchissons à bénéficier des surfaces des hypermarchés en zones péri-urbaines où nous pourrions installer notre logistique », réfléchit Adrien Verhack. En effet, Dejbox fait fabriquer les plats par des traiteurs partenaires à partir de ses recettes, puis centralise et prépare les commandes avant de les livrer avec ses propres livreurs. « Nous avons aussi beaucoup d’échanges avec les autres start-up de l’écosystème Carrefour comme Greenweez, Potager City ou Quitoque, surtout depuis le début de la crise du Covid-19 » note Adrien Verhack.
Le développement en France, notamment le déploiement de l’offre dans une dizaine de villes initialement prévu, est toujours au programme même si cela prend un peu plus de temps que prévu. Quant à l’exportation du modèle de Dejbox en Europe, le projet est toujours d’actualité.
Depuis son lancement en 2015, Dejbox a doublé son chiffre d’affaires chaque année. En 2019, la société a atteint 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, et servait 20 000 repas par jours avant la crise du Covid-19. Mais, vu la situation actuelle, Dejbox n’est pas en mesure d’émettre une prévision de chiffre d’affaires pour cette année.