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Boulangerie / Restructuration Délices de La Tour ferme deux sites et investit dans un troisième

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Après être passée du giron de Biopat à celui d’Unilever puis du groupe néerlandais CSM, la société Délices de La Tour revoit sa stratégie de développement en allégeant ses structures de production pour dégager plus de valeur ajoutée.

Le groupe néerlandais CSM, propriétaire de Délices de La Tour, s’impose de nouveaux standards de rentabilité qui ont récemment justifié l’abandon de toute sa branche confiserie, notamment Lamy Lutti acquis par CVC Capital Partners au 31 décembre dernier. Tirant les leçons de la vive concurrence qui a fait chuter les prix sur le marché de la boulangerie surgelée, la direction de Délices de La Tour entend quitter ce marché du pain blanc pour se consacrer à la viennoiserie, aux beignets et aux spécialités. Pour ce faire, elle a décidé de restructurer ses outils avec à la clé la fermeture de deux sites et l’agrandissement d’un autre.

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Les salariés de l’entreprise ont été consultés récemment sur un programme qui reviendra à supprimer 140 emplois sur un effectif total de 486 personnes. Les sites dont la fermeture doit intervenir cette année sont celui de Petit-Couronne près de Rouen et de Thoiry dans les Yvelines, ce dernier étant situé près du siège social du Pecq. En revanche, la direction prévoit d’investir 14 millions d’euros pour sa modernisation avec notamment le maintien de l’unité de Neuville-sur-Sarthe près du Mans, spécialisée dans la production de pains crus surgelés, de viennoiseries et de beignets. Deux lignes de viennoiseries supplémentaires y seront installées, dont une neuve et l’autre en provenance de Thoiry. Les quatre lignes de fabrication de pains blancs seront arrêtées, ce segment étant jugé insuffisamment rentable, en particulier au moment où les consommateurs veulent plus de qualité et où les concurrents tels Panavi augmentent leurs capacités. Pour l’exercice 2003, Délices de La Tour a été en perte d’exploitation de 3,1 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 85,4 M EUR et l’exercice 2004 aurait alourdi encore la situation.