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Pâtisserie/ Stratégie Délices du Palais met les bouchées doubles pour Noël

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Le pâtissier industriel Délices du Palais (basé à Renaison dans la Loire) lance de nombreux produits pour la fin d’année, en restant fidèle à sa tradition : ses nouvelles recettes sont relativement chères et très qualitatives. Ce positionnement sur les pâtisseries à forte valeur ajoutée n’est pas prêt de s’arrêter. En effet, la grande distribution est de plus en plus demandeuse de produits prêts à vendre, alors qu’auparavant Délices du Palais vendait uniquement des produits prêts à garnir et prêts à décorer.

Délices du Palais, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros en 2008, ne change pas de stratégie pour cette fin d’année : l’entreprise, basée à Renaison (Loire) et appartenant au groupe hollandais Royal Smilde Food, lance des produits qualitatifs à prix élevés. Délices du Palais propose à ses clients une nouvelle gamme de recettes de produits prêts à garnir (joconde étoilée, charlotte ondulée inclusions pralines…), prêts à décorer (charlotte poire caramel, douceur fruits rouges, forêt noire…) et de produits finis. « Nous ne ferons jamais de premiers prix, car cela ne correspond pas à notre culture d’entreprise. Nous fabriquons des produits nobles qui coûtent relativement cher », souligne Thomas Dencausse, directeur marketing de Délices du Palais. L’entreprise, qui a tourné la page de l’incendie de son usine de Renaison en juillet 2007 et dont les ventes sont en légère croissance cette année, vend aujourd’hui 60 % de ses produits en GMS, 13 % aux artisans, 13 % à la RHF et 14 % à l’étranger. Par ailleurs, Délices du Palais lancera en fin d’année une bûche « Ethichoco », issue du commerce équitable et qui arbore le logo Fairtrade/Max Havelaar.
Une activité « produits finis » en progression
Aujourd’hui, les produits finis représentent 30 % des ventes de Délices du Palais à la grande distribution alors qu’il y a quatre ans l’entreprise n’en fabriquait pas du tout. Et cette activité devrait continuer à croître dans les prochaines années, ce qui est une bonne nouvelle pour Délices du Palais. « Les GMS fabriquent de moins en moins leurs pâtisseries elles-mêmes, en partie car elles ont des difficultés à recruter des pâtissiers et que la durée légale du temps de travail s’est nettement réduite », explique Thomas Dencausse, qui ajoute que les GMS sont également poussées à cesser de fabriquer leurs propres pâtisseries à cause de l’inflation des matières premières et des impératifs administratifs de traçabilité. Aujourd’hui, Délices du Palais propose 1000 références à ses clients, dont 400 actives. « Nous fabriquons surtout des produits sur-mesure, selon les exigences des restaurateurs, des artisans et de la grande distribution », conclut Thomas Dencausse.

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