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Multispécialiste/Stratégie Delpeyrat souhaite acquérir Marie

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Les tractations sur l’avenir de Marie, mis en vente par le groupe anglais Uniq en mars dernier, devrait aboutir le mois prochain. LDC et Monique Piffaut ont fait connaître leur intérêt pour le spécialiste des produits traiteurs dès le début des négociations. Mais une autre entreprise œuvrait dans l’ombre pour acquérir Marie : Delpeyrat, la filiale du groupe coopératif Maïsadour qui a une gamme traiteur depuis l’acquisition d’une unité de fabrication de plats cuisinés sur le site de l’Agropole d’Agen (Lot et Garonne) en 2006. Delpeyrat souhaite garder uniquement l’activité produits frais de Marie et revendre à Findus l’activité surgelés. Par ailleurs, Delpeyrat envisage d’acquérir le pôle traiteur de Loeul et Piriot. L’entreprise n’en oublie pas pour autant le foie gras, avec de multiples innovations pour les fêtes de fin d’année.

Le marché des plats cuisinés connaît des difficultés en ce moment, liées à la conjoncture difficile qui pousse les ménages à se remettre à faire la cuisine. Cela n’empêche pas Delpeyrat, dont le chiffre d’affaires pèse 37 % des 895 millions d’euros réalisé par Maïsadour, de développer de nombreuses ambitions pour ce pôle et de souhaiter racheter Marie (265 millions d’euros de chiffre d’affaires), mis en vente depuis mars (1). « Nous sommes candidats au rachat de Marie pour bien nous positionner sur le marché des plats cuisinés », annonce Thierry Blandinières, président de Delpeyrat et directeur général du groupe coopératif Maïsadour. « Ce marché est en voie de restructuration. A l’avenir, il ne devrait rester que trois ou quatre intervenants majeurs », poursuit-il. Si l’offre de Delpeyrat est choisie par le groupe anglais Uniq, l’entreprise du Sud-Ouest ne garderait que les produits frais et revendrait immédiatement à Findus l’activité surgelés. La marque Marie serait alors détenue par Delpeyrat et Findus pourrait l’exploiter sous licence. « Nous garderions la marque Marie et nous pensons qu’elle pourrait tirer notre marque Delpeyrat sur ce marché », précise Thierry Blandinières. Uniq devrait prendre sa décision d’ici une quinzaine de jours. Les trois derniers candidats en lice sont le holding CCA (contrôlé par Monique Piffaut), LDC et Delpeyrat. « Nous sommes proches du but, mais rien n’est fait », affirme Thierry Blandinières, qui précise que Delpeyrat n’est pas prêt à payer le montant fixé par Uniq : 90 millions d’euros dont 60 % pour le frais et 40 % pour le surgelé. Cette acquisition permettrait à Delpeyrat d’augmenter de 10 000 tonnes sa production de plats cuisinés, qui atteint aujourd’hui 5 000 tonnes. Delpeyrat commercialise une gamme traiteur depuis l’acquisition d’une unité de fabrication de plats cuisinés sur le site de l’Agropole d’Agen (Lot et Garonne) en 2006.

Les ambitions de Delpeyrat ne s’arrêtent pas à Marie, puisque la société est également candidate à l’acquisition du pôle traiteur de Loeul et Piriot dont la production s’élève à 5 000 tonnes. « Si ces projets aboutissent nous arriverons à 20 000 tonnes de produits préparés, de quoi devenir un véritable leader du marché », s’enthousiasme Thierry Blandinières. « Nous pouvons financer jusqu’à 100 millions d’euros d’acquisition », prévient-il.
Continuer à innover sur le marché du foie gras
Outre ses objectifs d’extension de son pôle plats préparés, Delpeyrat compte renforcer ses parts de marché sur le foie gras pendant les prochaines fêtes de fin d’année. Pour cela, la société va lancer de multiples innovations, notamment du foie gras mi-cuit à la truffe, des papillotes de foie gras en conserve et du foie gras entier confit dans la graisse de canard. Delpeyrat compte également continuer à se développer au rayon du foie gras à la coupe. « Nous sommes la seule marque nationale à avoir une stratégie de marque spécifique à la coupe. Cette activité devrait atteindre 50 tonnes de produits cette année, contre 27 tonnes l’année dernière », précise Benoît Berger, responsable marketing de Delpeyrat.
1 million d’euros d’investissements publicitaires
Pour soutenir ses innovations, l’entreprise va renforcer ses dépenses en publicité : elles atteindront 1 million d’euros (net) cette année contre 800 000 euros en 2008. Malgré les difficultés du marché du foie gras, cette activité fonctionne plutôt bien chez Delpeyrat, qui a connu une croissance de 19 % en foie gras mi-cuit l’année dernière, détient 5,8 % de parts de marché en valeur, et est la seule marque nationale à avoir progressé sur ce secteur. En RHF (-2 %) et à l’export (-3 % vers l’Espagne, son principal débouché), la situation est plus délicate, mais Delpeyrat ne prévoit pas de restructuration. « Nous ne sommes pas sous la pression de la crise. Nos abattoirs tournaient à plein, nous diminuons juste leur activité », précise Thierry Blandinières, en confirmant que Delpeyrat appliquera la baisse de 10 % de la production recommandée par la filière.
(1) Cf Agra alimentation n°2058 du 19 mars 2009 page une

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