« La question des perturbateurs endocriniens doit être un chantier prioritaire », a insisté, le 10 décembre, la ministre de l’Écologie, lors d’un colloque organisé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur les effets de ces produits sur la santé et l’environnement. Substances naturelles ou de synthèse, les perturbateurs endocriniens (PE) incluent des pesticides, des phtalates, le bisphénol A (revêtement plastique des canettes, boîtes de conserve...). En interférant avec le fonctionnement des glandes endocrines qui sécrètent les hormones, les PE sont soupçonnés d’altérer la croissance, le développement, le comportement, et d’être à l’origine de certains cancers. Pour rappel, les députés ont voté, fin novembre, en deuxième lecture l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires au 1er janvier 2015, avec une entrée en vigueur anticipée dès 2013 pour ceux destinés aux enfants de moins de 3 ans. La ministre a confirmé la mise en place d’un groupe de travail, réunissant gouvernement, députés, ONG, professionnels et experts, pour élaborer d’ici juin 2013 une « stratégie nationale » pour réduire les risques liés à l’exposition aux PE.
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