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Equarrissage Démarrage possible du nouveau SPE en juillet, selon l’Office de l’élevage

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Le nouveau Service public de l’équarrissage des animaux morts à la ferme pourrait démarrer début juillet. Tous les marchés publics sont désormais attribués à l’exception du département du Rhône. Mais le dépassement de 18 millions d’euros par rapport au budget prévu pourrait retarder le coup d’envoi. Le Syndicat national de l’industrie des viandes (Sniv) a déjà fait savoir qu’il refuse une nouvelle hausse de « la taxe abattage ».

Le Service public de l’équarrissage (SPE) réformé devrait entrer en service très prochainement… si tout se passe bien. « Nous attendons le feu vert politique pour un lancement du SPE au 1er juillet», a déclaré Yves Berger, le directeur de l’Office de l’élevage le 16 juin. Mais tout n’est pas encore acquis. En effet, depuis l’automne 2005, le SPE est restreint aux animaux morts trouvés à la ferme, les déchets d’abattoirs revenant désormais à la charge directe des entreprises. Dans la foulée, a été lancé un appel d’offres par les pouvoirs publics pour attribuer les marchés du SPE à des entreprises d’équarrissage dans tous les départements français. Objectif du gouvernement : avoir une meilleure maîtrise des coûts de collecte des cadavres. Jusqu’à présent, les préfets réquisitionnaient les équarrisseurs, selon un tarif fixé à l’avance. Selon Yves Berger, tous les marchés sont aujourd’hui attribués, à l’exception du département du Rhône, « pour lequel subsistent des problèmes techniques avec un établissement». Le Rhône devrait rester pour quelques temps encore sous le régime de la réquisition.

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18 millions d’euros de dépassement

Le ministère des Finances avait prévu un coût de 136 millions d’euros pour l’attribution des marchés publics. Or, suite à l’appel d’offre, la facture s’élèverait en réalité à 154 millions d’euros ! « Avec les réquisitions, on payait le déplacement, avec le nouveau système, on va payer le poids de l’animal enlevé», indique Yves Berger pour expliquer l’augmentation de la facture. Autre nouveauté du dispositif, ce ne seront plus les Directions des services vétérinaires (DSV) qui effectueront les contrôles, ni le Centre national pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles (Cnasea) qui paiera les factures. Tout le système sera géré par l’Office de l’élevage. Mais un gros point noir peut maintenant retarder le lancement du nouveau dispositif : le coût supplémentaire des 18 millions d’euros non prévus par Bercy. Personne ne semble résolu à vouloir payer. Yves Berger exclut d’emblée les éleveurs, dont le montant de la participation a déjà été fixé par Bruxelles. Seuls restent en lice, l’Etat et les abatteurs. Le Syndicat national de l’industrie des viandes (Sniv) a déjà fait savoir qu’il refuse une nouvelle hausse de « la taxe abattage » (servant à financer une partie du SPE) pour ne pas « affaiblir encore plus le secteur de l’abattage-transformation » français.