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Dermatose : accord élargi avec l’Italie

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Premier débouché des broutards français, l’Italie accepte maintenant les bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) issus de la zone de vaccination préventive dans le Sud-Ouest. Le test PCR avant départ est également supprimé.

L’Italie accepte désormais des bovins en provenance de l’ensemble des zones vaccinales françaises contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) : l’accord d’exportation a été étendu aux zones vaccinales 1 (ZV 1) du Sud-Ouest et de la Corse, a annoncé le ministère de l’Agriculture le 28 février. Jusque-là, le premier débouché des broutards français n’avait accepté que les importations en provenance des zones vaccinales 2 (ZV 2, anciennes zones réglementées autour de foyers). Après l’annonce de l’accord début novembre dernier, les expéditions avaient repris progressivement à partir du 8 décembre. L’extension annoncée le 28 février permet l’envoi des animaux vaccinés préventivement dans la ZV 1 : cette zone, qui ne comprenait aucun foyer, a fait l’objet d’une campagne de « vaccination étendue » à partir du 15 décembre. Ces dernières semaines, plusieurs autres pays ont aussi donné leur accord pour recevoir des animaux vaccinés contre la DNC : l’Espagne, la Suisse, le Kosovo et l’Égypte.

Par ailleurs, le ministère annonce « une simplification des conditions d’exportation » des bovins vaccinés vers l’Italie, en « supprimant l’obligation de réaliser des tests virologiques avant le départ ». Les animaux exportés devront être vaccinés depuis au moins 28 jours en ZV 2, et 60 jours en ZV 1. Dans les deux cas, ils doivent provenir d’une zone sous immunité collective (vaccination dans un rayon de 50 km depuis au moins 60 jours). S’y ajoute, pour la ZV 1, une obligation de désinsectisation des moyens de transport. L’obligation d’immunité collective « sera progressivement remplie dans les territoires concernés d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine dans les prochaines semaines », note la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) dans un communiqué le 4 mars. Selon le syndicat, la reprise des exportations interviendra, selon les communes « entre le 11 mars et le 10 avril » (détail sur le site du ministère).

La FNB veut « de nouveaux allègements »

Dans son communiqué, l’association spécialisée de la FNSEA salue « une avancée majeure ». Tout en rappelant que « les éleveurs subissent des blocages de plusieurs mois », la maladie étant arrivée dans l’Hexagone fin juin 2025. Alors que le commerce des bovins est toujours perturbé en zone vaccinale, la FNB réclame – à l’instar des metteurs en marché – « de nouveaux allègements » aux pouvoirs publics. En raison des contraintes sanitaires pour exporter les bovins vaccinés, ceux-ci sont moins recherchés et moins bien payés. Le marché en vif est ainsi scindé en deux depuis la fin 2025, avec des différences de prix pouvant atteindre « 30 à 60 ct€/kg », selon la FMBV (marchés au bétail). « Il n’y a aucune raison que les prix dans les zones vaccinales soient inférieurs au reste du territoire », martèle la FNB. « La demande est soutenue et les prix doivent être au rendez-vous. » Un sujet d’autant plus crucial qu’une nouvelle campagne de vaccination est prévue cette année dans les zones déjà concernées en 2025.

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Hautes-Pyrénées
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Sur le plan sanitaire, sans aucun nouveau foyer depuis début 2026, la France a levé sa dernière zone réglementée le 27 février. Quelques jours après, un foyer de DNC était découvert dans le nord de l’Espagne, provoquant la mise en place d’une zone réglementée dans un rayon de 50 km, englobant 26 communes des Hautes-Pyrénées (zone de surveillance). Selon l’arrêté préfectoral instaurant cette zone, le cas a été détecté le 28 février dans la commune de Fiscal (province de Huesca). L’élevage concerné compte 133 bovins de race à viande, indique La Dépêche du Midi. De son côté, le GTV Occitanie (groupement technique vétérinaire) précise sur LinkedIn que « cet élevage n’avait pas été vacciné, bien qu’en zone de vaccination ».

Ce nouveau cas ne devrait pas modifier les conditions de déplacement des animaux dans les Hautes-Pyrénées : l’ensemble du département était déjà en zone vaccinale 2 (ZV 2) et reste sous ce statut, précise la préfecture. La règle générale est l’interdiction de sortie des bovins de cette zone, hormis pour les animaux valablement vaccinés (28 jours) et disposant d’un laissez-passer sanitaire.

YG

Reprise progressive de l’export, jusqu’au 10 avril selon les communes