Aux Etats-Unis, les législateurs doivent absolument trouver dans les semaines à venir un accord sur la nouvelle loi agricole, sinon la réforme sera une fois encore repoussée d'un an.
LES travaux du Congrès des Etats-Unis reprennent pour tenter de trouver une issue favorable aux discussions sur la future loi agricole américaine, le Farm bill. Ces négociations doivent absolument aboutir d'ici la fin du mois de janvier sans quoi c'est une loi datant des années 1940 qui entrera mécaniquement en application, laquelle prévoit des prix d'intervention très élevés – bien au-dessus des niveaux actuel des prix agricoles notamment pour le lait. Le secrétaire américain à l'agriculture, tom Vilsack, a donc appelé les négociateurs du Sénat et de la Chambre des représentants à trouver rapidement un compromis. En réalité, si aucune solution n'est trouvée, le Farm bill existant sera prolongé pour une année supplémentaire (ce qui a déjà été fait l'année dernière).
C'est toujours sur la question de l'aide alimentaire que les oppositions se cristallisent entre Démocrates (majoritaires au Sénat) et Républicains (majoritaires à la Chambre des représentants). Car, sur le reste de la législation, les deux chambres semblent d'accord. Dans les grandes lignes, ce nouveau Farm bill prévoit la suppression des paiements directs découplés de la production en mettant l'accent sur les systèmes assuranciels. Le dispositif permettrait à un exploitant de compléter la prise en charge de ses risques en bénéficiant d'indemnités supplémentaires couvrant une partie de la franchise imposée par l'assureur. autre innovation du texte : l'introduction d'un programme de gestion de la production laitière Les éleveurs bénéficieraient, sur une base volontaire, d'un dispositif d'aide en contrepartie duquel ils seront tenus de réduire leur production en cas de baisse des prix trop importante.
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Mais pour que ces dispositions entrent en application, le comité spécial sur la Farm bill – réunissant les négociateurs des deux chambres législatives – doit adopter un compromis qui devra ensuite être voté.