Mis à mal après la rupture d’un partenariat avec un de ses prestataires, le groupe ONE, Poulehouse, qui a construit son développement sur la vente du « premier œuf qui ne tue pas la poule » était en redressement judiciaire depuis début novembre (Agra Alimentation du 3 novembre 2021). « La liquidation a été prononcée le 30 novembre, avec une poursuite de l’activité jusqu’à la fin du mois de janvier », précise maître Philippe Leblay, le liquidateur, à Agra Alimentation. Deux mois qui vont donc être mis à profit pour trouver un éventuel repreneur. Des candidats potentiels à la reprise se sont déjà positionnés, dont un projet plus sérieux qui pourrait peut-être aboutir, sous réserve de la décision du tribunal de commerce de Rouen. Pour l’emporter, l’offre du repreneur devra permettre de sauvegarder le maximum de salariés (au nombre de quatorze actuellement, dont trois CDD), d’assurer la pérennité de l’entreprise, et de rembourser les créanciers. Et en fonction de la viabilité du ou des projets qui seront examinés par le tribunal, c’est lui au final qui décidera de l’avenir de Poulehouse. Pour pouvoir être examinées dans les temps, les offres devront arriver avant le 10 janvier 2022.
La start-up fondée par Fabien Sauleman avait réussi à se développer grâce à l’appui de business angels au départ, puis en procédant à des levées de fonds. La dernière en date, stoppée après la rupture du contrat avec son partenaire, devait servir « à rembourser la dette fournisseurs, mais aussi à assurer le développement du site. La société qui n’est pas encore rentable avait besoin d’investir pour atteindre son point mort », nous avait expliqué Fabien Sauleman début novembre. Pas encore bénéficiaire, la société connaissait en revanche une forte activité, avec un chiffre d’affaires en 2020 qui avait plus que doublé sur un an, à 4 millions d’euros.