Pour l’ancien président, les JA ont obtenu pendant son mandat de deux ans des « avancées significatives » notamment sur le chantier du renouvellement des générations avec la sortie de la DJA de l’assiette sociale, l’aide au suivi de 500 euros, le complément de 2 millions d’euros pour le Ficia (Fonds d’incitation et de communication pour l’installation) mais aussi et surtout la baisse de 1 point du coût des prêts bonifiés JA (qui représente de 5 à 7000 euros de charges en moins par exploitation : ndlr) et la mise en place du plan crédit transmission ». Des regrets aussi comme « le rendez-vous manqué de la LOA (Loi d’orientation agricole) sur l’organisation économique des producteurs, avec le manque de courage politique sur la question du transfert de propriété ». « On a été peut-être été trop gentils avec la grande distribution » par manque de temps, avoue aussi l’ancien président peu bavard sur son avenir. « Je me laisse 4 mois de réflexion», explique-t-il tout en mettant l’accent, dans son dernier discours de président, sur « le faible nombre de responsables politiques issus aujourd’hui du monde agricole ». « Il faudrait s’interroger sur une plus grande implication des jeunes dans cette voie » souligne-t-il. L’avenir dira si Bernard Layre parlait pour lui…
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En tout cas il reste dans le syndicalisme agricole à quelques mois de l’échéance des élections aux chambres d’agriculture. Il a accepté la vice-présidence de la fédération des Pyrénées-Atlantique. Optimiste, il a lancé en tribune, histoire de mettre la barre très haute, le résultat de « près de 60 % pour le syndicalisme majoritaire aux élections aux chambres d’agriculture ! ». Jean-Michel Lemétayer dans son intervention a demandé aux congressistes de « ne pas craindre ceux qui rassemblent les mécontents». Quant à Philippe Meurs, il estime que « le syndicalisme majoritaire n’a pas à rougir de ses réussites ». Il appelle à gagner « ensemble » sur des listes communes FNSEA et JA les élections aux chambres d’agriculture. En guise de clin d’œil « à nos détracteurs», il a rappelé « aimablement» que si « le pouvoir d’obstruer n’oblige jamais à rendre des comptes, celui de faire nécessite de se justifier en permanence».