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Des biostimulants aux algues aident les amandiers de Californie à mieux supporter la sécheresse

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Les amandes sont le premier export agricole de la Californie. Crédits : © Josevi Parra/Pixabay

Une étude de l’entreprise canadienne Acadian Plant Health a montré l’utilité de ses biostimulants pour optimiser l’utilisation de l’eau dans les plantations d’amandiers en Californie. 

Avec plus de 7 600 producteurs et transformateurs d'amandes, la Californie produit à elle seule 80% des amandes du monde. Mais cette culture gourmande en eau menace les nappes phréatiques de l’État, régulièrement touché par des périodes de sécheresse. Face aux difficultés, l’Almond Board of California, qui regroupe les professionnels du secteur, s’est fixé pour objectif de baisser la consommation d’eau de leurs cultures de 20% d’ici 2025

Pour aider les amandiers à diminuer leurs besoins en eau et leur stress tout en maintenant les rendements, la start-up canadienne Acadian Plant Health (APH) a voulu tester l’efficacité de ses biostimulants aux algues. APH est une filiale de l’entreprise Acadian Seaplants, productrice d’algues sur terre en Nouvelle-Ecosse. L’algue choisie pour le projet était le goémon noir (Ascophyllum nodosum), une algue brune riche en vitamines. 

Traitements de biostimulants à base d’algues

Depuis mai 2021, ce projet réunit Guilia Marino, physiologiste des cultures à l’UC Davis et son équipe du Centre de recherche et de vulgarisation agricole de Kearney. Les chercheurs ont divisé les amandiers sélectionnés en deux groupes, l’un était irrigué régulièrement tandis que le deuxième était maintenu en stress hydrique avec des arrosages déficitaires. Un échantillon de chaque groupe a reçu quatre traitements de biostimulants à base d’algues d’APH. Les arbres étaient évalués toutes les semaines sur deux critères : le poids des fruits et le potentiel hydrique des tiges. Cette mesure, utilisée notamment dans les vignobles, fournit une information sur l'état de la disponibilité des ressources en eau du sol. 

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Dans leurs conclusions détaillées par le communiqué d’APH du 16 avril 2024, les chercheurs notent que les amandiers traités avec les biostimulants présentaient un potentiel hydrique de tige amélioré, qu’ils soient placés en situation de stress ou non. De plus, les amandes d’arbres non stressés et stressés traités avec les biostimulants avaient un poids sec respectivement de 9 % et 2 % plus élevé que celles des arbres non traités. 

« Les résultats sont prometteurs », affirme Holly Little, directrice R&D d’APH. « Nous constatons que l'utilisation de [nos] biostimulants peut permettre de réduire la fréquence ou le volume d'irrigation nécessaire à la santé des amandiers tout en protégeant les rendements. » Pour Guilia Marino, « ces résultats préliminaires suggèrent que la technologie biostimulante d’APH a un effet positif sur l’état hydrique des amandiers dans des conditions expérimentales et peut réduire le stress des arbres. Des recherches supplémentaires aideront à déterminer l’impact du produit sur la productivité des vergers, ainsi que sur la physiologie et la productivité des arbres. »