Abonné

Distribution Des bouteilles de champagne à moins de 10 euros pour Noël

- - 2 min

La chute des exportations et la crise économique en France entraînent une baisse des prix du champagne. Chez Carrefour, Leclerc ou les cavistes Nicolas, les étiquettes affichent des remises allant jusqu’à 30%. Les bouteilles à moins de 10 euros ont fait leur apparition.

«Le champagne qui était à 13 euros l’an passé, ou il y a deux ans, vaut aujourd’hui 10 euros », raconte Sébastien Robert, acheteur de champagne pour Leclerc dans l’est de la France. « On a même des bouteilles à 8,50 euros, voire 5,30 euros » grâce à une réduction supplémentaire à la caisse, selon lui.
Une évolution à contre-courant des années précédentes, quand les prix du champagne atteignaient des niveaux records. Mais avec la crise, les ventes se sont effondrées, reculant de 30% à 60% sur certains marchés extérieurs, Etats-Unis et Grande-Bretagne notamment. Sur l’année 2009, la baisse devrait avoisiner 12%, selon le Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC). Conséquences : des prix moyens en recul de « 6 à 7% à la fin du premier semestre », selon Daniel Lorson, porte-parole du CIVC. C’est parfois le fait des négociants qui ont accumulé d’énormes stocks ces dernières années. « Nous avons un déstockage massif de Tokyo à New York », explique Paul-François Vranken, président de la maison Vranken-Pommery.

Le marché se redresse en fin d’année
En attendant, les maisons de champagne, jusqu’aux plus prestigieuses, multiplient les sous-marques pour compenser la baisse des ventes des grandes cuvées, et préserver leur trésorerie en jouant sur les volumes. « La tendance est au low cost », constate Daniel Lorson. Laurent-Perrier par exemple sent « une demande supérieure en Jeanmaire », sa marque d’entrée de gamme, selon son président du directoire Stéphane Tsassis. Concrètement, les « Champenois ont besoin de cash pour payer leur raisin », résume Sébastien Robert. Au point de vendre des bouteilles qui, à moins de 10 euros, frôlent avec leur prix de revient. Mais, aux dires des professionnels, le pire est passé et les premiers frémissements sur les marchés à l’étranger se font sentir. « Tous les marchés (…) sont en train de redevenir positifs », affirme Daniel Lorson. « La fin d’année redevient pétillante », plaisante Paul-François Vranken, qui parie sur un retour à la « rareté du champagne » et à des prix plus élevés « dans les 4 à 5 mois », voire à la disparition d’une grande partie des sous-marques de circonstance.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

crise économique
Suivi
Suivre
exportations
Suivi
Suivre