L'institut britannique Pirbright affirme, dans un communiqué le 21 mai, avoir franchi une étape décisive dans la recherche d'un vaccin contre la peste porcine africaine (PPA). La découverte a fait l'objet d'une publication dans la revue Vaccines. À la différence d’autres travaux, les Britanniques ont travaillé sur un vaccin vectorisé, en insérant huit gènes du virus de la PPA dans un autre virus inoffensif (le vecteur). Celui-ci s’introduit dans les cellules des porcs, qui produisent les protéines codées et permettent au système immunitaire de « répondre rapidement à une infection de PPA ». Cette méthode a protégé les animaux « de maladies sévères », « bien que des signes cliniques de la maladie se soient développés ».
« C’est la première fois qu’un vaccin vectorisé a montré un effet protecteur contre la PPA », se félicite l’institut Pirbright dans son communiqué, tout en précisant que le vaccin n’est pas finalisé. D’après le centre de recherche, ce vaccin permettrait « d’établir des programmes de vaccination sans sacrifier la capacité à commercer ». En effet, le vaccin vectorisé « pourrait permettre la différenciation entre les animaux infectés et ceux qui ont reçu un vaccin », car il contient des séquences génétiques différentes du virus sauvage.
D’autres équipes dans le monde s’approchent, elles aussi, d’un vaccin contre la PPA. Début mars, une équipe de l’institut chinois de recherche vétérinaire Harbin affirmait avoir trouvé un vaccin vivant atténué « sûr et efficace ». Aux États-Unis, d’après Bloomberg, le gouvernement et des experts académiques « ont développé un vaccin contre la PPA dont l’efficacité a été prouvée à 100 % », qui est « encore à des années d’être disponible pour les agriculteurs ».
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Largement présente en Asie et en Europe de l’Est, la PPA a causé la mort « plus de sept millions de porcs dans le monde », selon l’institut Pirbright. Alors qu’aucun vaccin n’est encore disponible, « l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a prévenu que la PPA pourrait tuer un quart des cochons dans le monde », rappellent les chercheurs britanniques.
Avec le vaccin vectorisé, « différencier les animaux infectés de ceux qui ont reçu un vaccin »