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Des chercheurs dénoncent les failles des analyses de cycle de vie

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Dans une analyse publiée dans la revue Nature le 16 mars, trois chercheurs européens estiment que les analyses de cycle de vie (ACV) « favorisent les systèmes agricoles intensifs en intrants et donnent une fausse image des systèmes agroécologiques ». Des erreurs qu’ils attribuent à l’absence de prise en compte « d’enjeux importants comme l’érosion des sols, les pertes de biodiversité, les effets des pesticides et le bien-être animal ». L’article répond à une étude publiée par des chercheurs anglais, montrant que l’agriculture biologique était susceptible d’émettre plus de gaz à effet de serre que l’agriculture conventionnelle. Or, pour les trois chercheurs, ce type de résultat est typique des ACV qui expriment les effets par unité de production et valorisent les productions plus intensives. Autre faille des ACV : elles ne prennent pas en compte les effets indirects de rendements plus élevés sur l’utilisation des sols, et concluent donc que ces hausses conduisent à un besoin foncier moindre. Mais les chercheurs estiment que « l’intensification agricole pourrait bien conduire à une extension des terres cultivées », en raison de profits plus élevés pour les agriculteurs. Face à ces différentes limites, les auteurs plaident pour la mobilisation de la recherche en vue d’aboutir à des méthodes d’analyses plus fines.

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