Abonné

Des chercheurs développent un enrobage pour les fruits et les légumes à base de microalgues

- - 2 min
L’enrobage protecteur à base d'algues protège les fruits et légumes Crédits : © jerzy_goreckia_pixabay

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire et face aux conséquences environnementales liées aux emballages plastiques, les chercheurs de l’Indian Institude of Technolgy Guwahati (IIT Guwahati) ont développé un enrobage comestible capable de prolonger la durée de conservation des fruits et légumes de plusieurs semaines.

Pour créer l’enrobage protecteur, les chercheurs de l’IIT Guwahati ont mélangé un extrait de la microalgue verte Dunaliella tertiolecta avec des polysaccharides à base de chitosane (obtenu à partir de la chitine, elle-même issue de la carapace des crevettes). En plus d’être résistant et comestible, le résultat est un film incolore avec des propriétés « antimicrobiennes, antioxydantes ainsi que contre les levures et les moisissures ». D’après l’étude, l’enrobage a aussi démontré « une teneur phénolique, une barrière à la vapeur d’eau, une stabilité thermique et une résistance mécanique » supérieures. Il a aussi fait preuve d’excellentes « propriétés anti-ultraviolets visibles ».

Protection efficace jusqu'à deux mois

Ce film comestible peut être appliqué en y trempant les fruits et légumes entiers ou coupés. Une fois sec, il est incolore et n’altère pas l’aspect de l’aliment. D’après les chercheurs, le film peut aussi être modifié afin de servir de « sac comestible » dans lequel stocker les fruits et légumes. Ceux-ci ont testé l’enrobage sur des tomates, des piments, des pommes de terre, des mandarines, des pommes et des fraises. Les auteurs de l’étude affirment que la durée de vie des fruits et légumes a été prolongée jusqu’à deux mois « sans altérer leur qualité ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

gaspillage
Suivi
Suivre

Publiée dans plusieurs revues scientifiques, dont la Royal Society of Chemistry Advances et l’American Chemical Society’s Food Science and Technology, l’étude a été menée par le Pr. Vimal Katiyar.