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Commercialisation Des circuits courts, mais pas toujours plus verts

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Les circuits courts connaissent un engouement. Ils visent à limiter les intermédiaires entre le producteur et le consommateur, ou à réduire la distance entre eux. Ces modes de commercialisation sont choisis par les producteurs et les consommateurs, pour des raisons économiques, sociales ou environnementales. C’est ce dernier point que l’Ademe nuance, dans un avis rendu le 3 mai.

Les études actuelles ne permettent pas de conclure que les circuits courts présentent « systématiquement un meilleur bilan environnemental que les circuits longs, notamment en matière de consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre », conclut l’Ademe, dans un avis rendu public le 3 mai. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie rappelle que le terme de « circuit court » recouvrant des réalités très variées, il est difficile de conclure sur leur avantage environnemental ou non. Le document publié met en avant les critères qui peuvent faire pencher la balance en faveur ou défaveur des circuits courts par rapport aux autres modes de commercialisation en matière d’impact environnemental. En tête arrivent la saisonnalité des produits ainsi que les modes de transport, de production et la logistique.
Un fruit ou un légume cultivé localement mais hors saison requiert par exemple le chauffage d’une serre, plus énergivore que l’importation, dans certains cas, d’un pays voisin où il serait cultivé en plein air. La logistique a par ailleurs un poids important dans le bilan environnemental, rappelle l’Ademe : si les distances parcourues sont plus faibles, le mode de transport influe sur le bilan environnemental. Les émissions de gaz à effet de serre « au kilomètre parcouru et par tonne transportée sont environ 10 fois plus faibles pour un poids lourd de 32 tonnes et 100 fois plus faibles pour un cargo transocéanique que pour une camionnette de moins de 3,5 tonnes », chiffre l’avis rendu. Les déplacements des consommateurs méritent aussi d’être pris en compte pour conclure. En conséquence, si la logistique est optimisée, les circuits courts peuvent se révéler très avantageux pour l’environnement, conclut l’avis. En outre, l’Ademe reconnaît l’opportunité économique que représentent les circuits courts, tant pour le producteur, que le consommateur ou le territoire.

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