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Céréales à paille Des conditions de culture « assez favorables », selon FranceAgriMer

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Le conseil spécialisé Céréales de FranceAgriMer, le 12 juin, a souligné le bon état général des cultures, sans se risquer à un pronostic quantitatif ou qualitatif de la prochaine moisson. Avec davantage de certitude, il a pointé une concurrence plus vive de la mer Noire sur la campagne 2013/14.

«Le potentiel est encore là », a déclaré le 12 juin à l’issue d’un conseil spécialisé Céréales de FranceAgriMer son président Rémi Haquin. « Des records de rendement sont attendus dans les terres courtes et légères », a-t-il ajouté face à la presse, concernant les perspectives de moisson 2013. Même sérénité sur le plan sanitaire. « La situation est sous contrôle vis-à-vis des maladies », d’après lui. Des inconnues subsistent néanmoins, avant « trois semaines cruciales » pour les cultures céréalières. La météo a pour effet 14 jours de retard végétatif pour le blé tendre au 3 juin, d’où une attention particulière sur la disponibilité hydrique. « Vu la saturation en eau des sols, le risque de stress hydrique s’éloigne », a estimé Maggy Muckensturm, chef de projet Céré’Obs. « Le climat est assez favorable aux céréales à paille. » Seul gros bémol exprimé : un possible défaut de fertilité des épis, lié aux conditions fraîches et peu ensoleillées en mai. Le conseil s’est par ailleurs penché sur les inondations en Europe centrale. « Il n’y a pas d’effet majeur des crues sur la production céréalière allemande », a affirmé Olivia Le Lamer, chef d’unité Grandes cultures. 20 à 30 000 ha de céréales seraient touchés, essentiellement dans le sud du pays. D’après des observateurs locaux, ce qui serait perdu en surface pourrait être regagné en rendement, pour peu que les températures soient favorables au développement des plantes.

Vers une campagne plus difficile

Sur le plan commercial, la France achève une belle campagne à l’export vers l’Union européenne. « 2013/14 sera plus difficile, a estimé Olivia Le Lamer. Avec le retour prévu de la mer Noire, la concurrence devrait être plus rude, si on se fie au consensus. » De récentes pluies en Russie conduisent à une révision à la hausse de sa production de blé, selon de nombreuses estimations locales, qui la situent à mi-chemin entre les 52 Mt et 56 Mt prévus respectivement par le CIC et les premières estimations de l’USDA. Le potentiel russe à l’export est évalué à 15 Mt, auquel s’ajoutent ceux de l’Ukraine et du Kazakhstan. Concernant l’Egypte, premier importateur mondial de blé, le Conseil a confirmé une demande d’aide examinée par Bercy et les exportateurs français de céréales. « On ne sent pas une mobilisation forte pour répondre au besoin d’accompagnement financier des achats égyptiens », a déploré Rémi Haquin.

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