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La Direction générale de l’alimentation (DGAL) a annoncé, le 11 décembre, qu’elle augmenterait les contrôles sanitaires réalisés sur les productions végétales en 2014.
«Nous allons augmenter, de manière très significative, le nombre de contrôles sanitaires réalisés sur les productions végétales, à partir de 2014 », a annoncé le 11 décembre le directeur général de la DGAL (Direction générale de l’alimentation), Patrick Dehaumont, lors d’une rencontre avec quelques journalistes, au ministère de l’Agriculture. Un plan est actuellement en cours d’élaboration pour une application sur plusieurs années, a-t-il poursuivi. « Il s’agit de consolider la connaissance scientifique que l’on peut avoir des niveaux d’exposition pour en tirer des conclusions en matière de gestion des risques ». Et de mieux cibler le risque chimique en émergence, a-t-il précisé, tout en faisant référence aux perturbateurs endocriniens, aux effets cocktails, aux produits phytosanitaires, etc. Ces contrôles seront réalisés de manière aléatoire. « Avec l’aide de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), nous allons cibler des familles de produits. Je pense notamment aux produits de grande consommation. Les céréales interviennent énormément dans nos produits alimentaires. Nous allons aussi cibler des secteurs où des problèmes ont déjà été constatés, comme celui des fraises par exemple ».
Un niveau de conformité plus faible dans le domaine végétal
Cette volonté fait suite à une période durant laquelle la sécurité sanitaire des aliments a consisté à surtout s’intéresser aux denrées d’origine animale, compte tenu du risque immédiat pour la santé humaine. « Cela fait 25 ans que les contrôles sur les denrées animales existent, a rappelé Patrick Dehaumont. Le cadre est européen, avec des taux de contrôle d’ailleurs imposés aux pays membres ». Dans le domaine végétal, la préoccupation a émergé de manière plus formelle depuis une dizaine d’années.
C’est en raison également d’un niveau de conformité plus faible que la DGAL a souhaité renforcer ces contrôles sur les grandes cultures, les fruits et les légumes. En 2012, le taux de conformité par rapport à la réglementation dans le secteur des productions animales, c’est-à-dire l’absence d’anomalies, s’est établi entre 98 % et 100 %. S’agissant des productions végétales, la conformité de la filière n’a été que de 88,4 %, a constaté Patrick Dehaumont, précisant que les anomalies concernaient plutôt les fruits et les légumes. Ces dernières relevaient principalement de dépassements de limites maximales de résidus (LMR) de pesticides, des molécules phytosanitaires interdites ou épandues tardivement sur les récoltes. Citant l’exemple des fraises, la DGAL a notamment indiqué que 41 échantillons ont été prélevés, et que sur ce total, 9 ont été non conformes (dépassements de LMR, substances non autorisées).