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Lait Des coopératives bloquées par des producteurs réclamant une hausse des prix du lait

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Le 13 juin, plusieurs coopératives ont été bloquées par des producteurs laitiers suite au mot d’ordre national lancé par la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL). Le lait récolté auprès des éleveurs a pu entrer dans les entreprises mais les produits transformés n’ont pas pu en sortir. Certains blocages ont été levés le 13 juin au soir, comme sur le site d’Agrial à Cesson-Sévigné (35), mais d’autres ont été maintenus encore pour 48 h comme chez Terrena à Ancenis (44).

La FNPL a également dénoncé la non-application de la loi Sapin 2 au travers d’une action sur Paris. Le syndicat a été reçu par Jacques Mézard le même jour pour une première rencontre. Le ministre « a défendu […] la légitimité de la demande des éleveurs » tout en précisant que « ce n’est pas au ministre de se prononcer sur le niveau de prix adéquat », selon un communiqué du ministère. Il a annoncé faire appel au médiateur des relations commerciales pour inciter les distributeurs « à tenir compte de l’évolution de la conjoncture dans les négociations en cours, notamment pour les produits sous marque distributeur ». En parallèle, il a confirmé le lancement pour juillet des États généraux de l’alimentation dont « la question du juste prix payé à l’agriculteur » sera le premier chantier.

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Le patron de Système U, Serge Papin, qui était au côté des éleveurs à Paris, a assuré « militer pour que nous passions des accords de filière et qu’on observe mieux ce qu’on appelle le partage de la valeur. Aujourd’hui, les négociations (avec les transformateurs) sont dans le rapport de force et se retournent contre le producteur qui devient la variable d’ajustement ».

« Il faut modifier la loi LME (qui régit les négociations commerciales entre distributeurs et industriels) », a encore clamé Serge Papin, dénonçant « la loi du plus fort ».