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Des députés proposent de fixer réglementairement le taux de sel dans le pain

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Dans leur rapport présenté le 26 septembre, la rapporteure de la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle Michèle Crouzet (LREM) et son président Loïc Prudhomme (LFI) proposent d’instaurer « dès à présent », la teneur maximale en sel des produits de panification à 18 grammes par kilo de farine (16 grammes d’ici 3 ans). « Il faut réhabituer les consommateurs à manger moins salé », a expliqué Michèle Crouzet. Cette teneur n’est aujourd’hui qu’une recommandation de l’Anses. Elle doit devenir une obligation réglementaire assortie de sanctions financières, proposent les députés. Selon la député En marche, c’est la ministre de la Santé qui pourrait signer le texte réglementaire. Pour les autres produits, les députés proposent de lancer un travail avec les industriels pour fixer des taux de sel « par catégorie de produits ».

Les députés veulent également réduire le nombre d’additifs présents dans les aliments ; ils proposent par exemple de se fixer pour objectif de réduire l’emploi des additifs d’ici 2025 à ceux actuellement autorisés dans l’alimentation bio, « au nombre de 48 contre 338 autorisés au total ». L’objectif des députés : prévenir d’éventuels effets cocktail, mal connus actuellement. Dans cette idée, ils proposent également une « limitation quantitative du nombre d’additifs utilisables dans un même produit alimentaire » : un seul par catégorie d’additif et par produit. Actuellement, constatent-ils, certains produits sont fabriqués avec parfois plusieurs dizaines d’ingrédients, dont de très nombreux additifs simultanément. Les députés demandent également l’interdiction de l’utilisation du dioxyde de titane dans les denrées alimentaires.

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Autres propositions : interdire la publicité alimentaire à destination des enfants, inscrire une heure d’éducation à la nutrition par semaine de la maternelle à la 3e ou suspendre l’autorisation des « allégations nutritionnelles ».