L'huile de palme est à la fois l'huile la plus produite (près de 50 millions de tonnes par an, soit un tiers de la production mondiale d'huiles) et la plus consommée dans le monde (devant l'huile de soja). Sa demande est en croissance de 3 % par an depuis une trentaine d'années. Ses caractéristiques la rendent très intéressante pour l'industrie agroalimentaire : elle est de loin la moins chère du marché (880,9 dollars la tonne fin septembre, port de Rotterdam), même si les cours sont orientés à la hausse. Avec près de 6 000 litres par ha et par an, le rendement de l'huile de palme serait 5 fois supérieur à celui de l'arachide ou du colza. L'huile de palme reste solide à température ambiante (on l'assimile à une graisse), supporte bien les hautes températures et donne du moelleux aux aliments : pour toutes ces raisons, elles s'avère intéressante pour de nombreuses préparations alimentaires. Ses utilisations vont à 80 % des cas à l'alimentation (margarines, plats préparés, brioches, céréales, chips, biscuits, glaces, etc.), à 19 % à des produits non-alimentaires issus de l'oléochimie (cosmétiques, savons, lubrifiants, bougies, produits pharmaceutiques) et pour le 1 % restant à la production d'agrocarburants (27 % des usages pour l'UE). Deux pays, l'Indonésie et la Malaisie, concentrent à eux seuls 87 % de la production mondiale. D'autres pays comme la Thaïlande, la Colombie ou la Papouasie-Nouvelle Guinée sont également producteurs mais de moindre importance. Du coté consommateurs finaux, la Chine et l'Inde, l'UE et le Pakistan représentent plus de 60 % des débouchés à l'export. L'UE, à elle seule, en accapare plus de 15 %. Les échanges internationaux représentent près de 22 milliards de dollars aujourd'hui.
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