Après la tempête médiatique qui a suivi l’alerte sanitaire sur du steak haché, un communiqué du ministère de l’Agriculture précisait le 29 mars qu’il n’a pas été identifié de cas humain. « Tempête dans un verre d’eau donc, commente le Syndicat national des industriels de la viande, qui démontre la nécessité de redonner quelques repères : la prévalence de la contamination des viandes hachées en E coli O157:H7 est stable en France depuis 10 ans et elle se situe à un niveau très faible. Des études plus récentes, initiées par le SNIV, confirment d’ailleurs que le portage sain de cette bactérie pathogène dans le cheptel bovin français reste limité (environ 0,5 % des animaux) et que le principal mode de dissémination entre porteurs sains et animaux indemnes est bien la contamination croisée des cuirs des animaux, avec un risque accru sur des animaux sales ». Enfin, le SNIV rappelle que « la cuisson à coeur des steaks hachés est recommandée par l’étiquetage et que des mesures d’hygiène et de maîtrise sont développées depuis plusieurs années par les industriels contre ce risque pathogène car la solution ne peut résider dans la multiplication des contrôles à l’infini. Même si le risque zéro n’existe pas, l’industrie française du steak haché fait de la sécurité alimentaire l’une de ses priorités : l’alerte sanitaire déclarée par l’industriel lui-même auprès des autorités sanitaires la semaine dernière et la transparence de l’information des consommateurs en sont le témoignage. Cette crise et ses conséquences rendent néanmoins incontournable une réflexion sur les autocontrôles et les modalités de gestion des alertes sanitaires », ajoute le SNIV qui souhaite la mener en lien étroit avec l’administration.
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