L’extension du nouveau coronavirus à travers le monde, et en particulier en Europe, a eu des impacts divers sur les filières agricoles. En France, le Salon de l’agriculture a été écourté d’une journée, et le salon allemand du vin Prowein a été reporté. Dans les rayons, les consommateurs se ruent sur les denrées de longue conservation. Sur les marchés internationaux, les cotations des matières premières agricoles sont perturbées.
Si le principal déterminant des marchés mondiaux reste l’équilibre offre/demande, il semblerait que les décisions de politiques intérieures, les conflits commerciaux, ainsi que les pandémies pèsent de plus en plus sur les marchés, qui anticipent davantage de possibles bouleversements. C’est une des réflexions des cinquièmes entretiens de l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM), qui se sont tenus le 27 février au Salon de l’Agriculture. Parmi les principales tensions actuelles affectant les marchés agricoles, Philippe Chalmin, président de l’OFPM, cite la peste porcine africaine (PPA), les guerres commerciales menées par le président américain Donald Trump, les tensions entre l’Inde et la Malaisie déstabilisant le marché de l’huile de palme, la décision indienne de subventionner les exportations de sucre, sans oublier le coronavirus et un Brexit « à digérer ». « Une partie des agriculteurs n’ont plus de repères. Ils ont une seule certitude : demain les cours seront différents de ceux d’aujourd’hui », explique l’économiste qui prédit une « intensification des tensions pour 2020 ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.