Les résultats « catastrophiques » des producteurs d'huile d'olive ont fait réagir le ministère de l'Agriculture qui a promis, le 25 février, des mesures d'accompagnement.
La production d'huile d'olive a chuté de plus de 60 %, notamment à cause d'attaques de la « mouche de l'olive » : producteurs et moulins transformateurs sont touchés. Ainsi, le ministère de l'Agriculture a annoncé, le 25 février par le biais d'un communiqué, des exonérations de cotisations sociales pour les oléiculteurs (via la MSA) et des prises en charge d'intérêts bancaires et des prêts de trésorerie, dans le cadre du plan d'action en faveur des fruits et légumes. Vu l'ampleur de la crise, le ministre de l'Agriculture a également demandé des délais de paiement et des remises gracieuses de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) pour les oléiculteurs et de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB), de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les transformateurs.
De plus, les transformateurs ont demandé au ministère du travail une autorisation « d'activité partielle » en raison du caractère exceptionnel des pertes de récolte.
Mesures sanitaires
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Sur le plan sanitaire, à court terme, le ministère étudiera « les demandes de dérogations adaptées pour l'utilisation de certains produits, dès lors qu'elles sont nécessaires et justifiées ». Une réunion sera organisée prochainement sur les possibilités d'extension d'usage de certains produits.
A plus long terme, le ministère souhaite que des programmes collectifs volontaires avec des mesures de prévention, de surveillance et de lutte contre la mouche de l'olive soient mis en place et puissent être éligibles au Fonds national agricole de mutualisation sanitaire et environnementale (FMSE). Il fait également la promotion des « méthodes alternatives et de lutte biologique contre la mouche de l'olive. » À noter que cette crise de l'oléiculture reste « la plus importante de ces dernières années». (NDD)