Les Vingt-huit sont partagés sur les leçons à tirer du rapport de la Commission européenne qui déplore le niveau très inégal d'organisation des producteurs dans le secteur des fruits et légumes. Une très large majorité d'entre eux plaide toutefois pour une simplification des procédures communautaires.
LORS d'un tour de table du Conseil agricole de l'UE, le 14 avril à Luxembourg, consacré au rapport de la Commission européenne sur les organisations de producteurs dans le secteur des fruits et légumes (1), plusieurs États membres (France, Pologne, Hongrie, Espagne...) ont jugé insuffisamment attractive l'appartenance à une OP, en raison de la complexité des règles. Certains États membres ont déploré également le faible niveau de soutien accordé aux petits producteurs pour adhérer à ces OP. La Croatie, la Pologne, la Hongrie, la Roumanie et Bulgarie ont d'ailleurs demandé une hausse du budget consacré à ce régime, alors que d'autres (Danemark, Allemagne, Royaume-Uni,...) se sont opposés à toute augmentation de ces crédits.
La Belgique, soutenue notamment par la Slovénie, a suggéré d'initier un régime d'échanges de bonnes pratiques entre les pays disposant d'OP qui fonctionnent bien et ceux où il y a peu d'organisation.
La France a souligné la nécessité de mieux intégrer la transformation des fruits et légumes et la production biologique au système des OP.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Pour leur part, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Danemark ont insisté sur le fait qu'un changement d'orientation des mesures actuelles devrait permettre de se focaliser sur la recherche, l'innovation, la durabilité ou l'environnement.
(1) Voir n° 3439 du 17/03/14 et n° 3441 du 31/03/14