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Agreste Des rendements céréaliers plutôt stables depuis une dizaine d’années

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Une étude du ministère de l’Agriculture pointe la stagnation des rendements céréaliers. Un phénomène surtout observé pour les cultures d’hiver. Leurs rendements, particulièrement affectés en cas de sécheresse printanière, continuent toutefois de progresser dans les régions du Nord-Ouest, moins touchées.

Après une nette progression jusqu’à la fin des années 90, les rendements des principales céréales en France voient leur rythme de hausse se ralentir, surtout pour les céréales d’hiver. C’est le constat dressé par une récente étude Agreste, que vient de publier le ministère de l’Agriculture. Le blé tendre est ainsi passé de 65 q/ha à 73 q/ha entre 1989 et 2000, l’orge d’hiver de 59 q/ha à 66 q/ha sur la même période. Depuis, une stabilisation est observée. « Leurs rendements, particulièrement pénalisés lors des années de sécheresse printanière, continuent toutefois à progresser dans les régions du Nord-Ouest, moins touchées », souligne l’étude. Entre 2000 et 2012, le blé tendre gagne 0,8 q/ha par an en Haute-Normandie, 0,4 q/ha dans les Pays de la Loire et 0,3 q/ha dans le Nord-Pas-de-Calais. Sur une diagonale de Poitou-Charentes à la Lorraine, en revanche, il diminue au cours de la même période.
Un constat identique ressort pour l’orge d’hiver : dans toutes les régions du quart nord-ouest de la France, le rendement progresse au moins de 0,2 q/ha par an entre 2000 et 2012. « Ces régions au climat océanique prononcé, principalement situées en bordure de la Manche, sont caractérisées par un climat plus tempéré, avec moins de températures chaudes au début de l’été, néfastes aux céréales d’hiver, explique Agreste. Elles seraient relativement épargnées par l’augmentation de la fréquence de ces épisodes climatiques chauds et secs qui caractérisent l’évolution climatique récente. »

Un écart resserré entre orge de printemps et d’hiver

Les rendements de l’orge de printemps progressent encore sur la période récente, bien que fortement sensibles aux variations climatiques. Un gain annuel de 0,5 q/ha est noté entre 2000 et 2012. Ils se rapprochent peu à peu des rendements de l’orge d’hiver, avec 62 q/ha de 2008 à 2012. L’année dernière, particulièrement favorable à l’orge de printemps, un écart de seulement 2q/ha est observé au niveau national.
Le rendement du maïs continue à s’accroître régulièrement, même si son rythme de progression se tasse. Il gagne annuellement 0,9 q/ha entre 2000 et 2012. Les années 2007 et 2011, bien que peu favorables aux céréales d’hiver, lui ont permis d’atteindre des records. En Aquitaine, Midi-Pyrénées, dans le Centre et en Rhône-Alpes, les rendements ont dépassé 100 q/ha il y a deux ans.
Le rendement du blé dur a suivi, entre 1989 et 2012, une légère tendance à l’amélioration (+ 0,2 q/ha par an). Il a été affecté à plusieurs reprises par des sécheresses sévères en 1997, 2003 et 2011, avec des pertes allant jusqu’à -20 q/ha sur un an au niveau régional. Par ailleurs, les politiques agricoles ont joué sur le rendement national moyen du blé dur, en favorisant une localisation méridionale.

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