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Maïs Des rendements français 2011 en maïs grain estimés à 105q/ha par l’AGPM

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« Le rendement français en maïs a été régulièrement réévalué à la hausse et s’établirait aujourd’hui à 105q/ha pour la récolte 2011 », a déclaré Christophe Terrain, président de l’Assemblée générale des producteurs de maïs (AGPM), lors d’une conférence de presse le 26 octobre à Paris. Malgré une saison 2011 annoncée comme risquée, en raison des sécheresses printanières, les prix du maïs sur le marché ont incité les producteurs à semer. Outre des rendements records –« 6qx/ha au dessus du précédent record de 2007 à 99qx/ha », a souligné Jean-Paul Renoux, responsable maïs chez Arvalis –, l’AGPM déplore les contraintes subies sur les facteurs de production (accès à l’eau, la génétique, les molécules phytosanitaires et les herbicides). Enfin, une forte demande en semences de maïs pourrait créer la pénurie pour les prochains semis sur certaines variétés.

«En 2011, la saison de culture du maïs a été pleine de rebondissements », a déclaré Christophe Terrain, président de l’AGPM, lors d’une conférence de presse le 26 octobre à Paris. Selon lui, les sécheresses printanières ont failli décourager les producteurs de maïs de semer cette culture, mais les prix sur le marché les ont incités à le faire quand même. Et avec un rendement français évalué pour la récolte 2011 de maïs grain à 105q/ha les producteurs s’y sont retrouvés. Selon Jean-Paul Renoux, responsable maïs chez Arvalis, le progrès génétique et l’adaptation des producteurs aux semis précoces ont permis ces bons rendements. Ainsi des semis précoces permettraient aux cultures de profiter des conditions favorables au printemps, et d’esquiver en partie les problèmes hydriques ou de pyrale. D’ailleurs, Christophe Terrain a signalé que le maïs faisait partie des cultures ayant un indice de fréquence de traitement (IFT) parmi les plus bas.

Les Etats-Unis moins présents sur le marché mondial
Les Etats-Unis voient leur part de marché diminuer sur le marché mondial du maïs, a indiqué Cédric Poeydomenge, directeur adjoint de l’AGPM. Selon lui, l’Amérique du sud, notamment l’Argentine et le Brésil, l’Union européenne et l’Ukraine pourraient, avec ce léger retrait américain, accroître leur présence sur ce marché. Avec une production qui pourrait atteindre les 16Mt, la France est le premier producteur européen de maïs grain. Selon FranceAgriMer, les débouchés du maïs français vers l’UE pourraient atteindre les 5,85Mt et s’établir, selon Cédric Poeydomenge, entre 500 000t et 1Mt vers pays tiers, essentiellement en Afrique du nord. Mais l’Ukraine est en embuscade et pourrait mettre bientôt sur le marché d’importantes quantités de maïs en venant concurrencer l’UE sur son marché intérieur et ses débouchés pays tiers. Cependant, l’UE devrait être quasiment autosuffisante en maïs sur la campagne 2011/2012, contrairement à celle de 2010/2011 où elle avait eu recours massivement aux importations.

Des disponibilités réduites en semences de maïs en 2011/2012
« En France, 54 000 ha sont dédiés à la production des semences de maïs », a indiqué Joël Arnaud, président de la Fédération nationale des producteurs de semences de maïs (FNPSMS). Malgré cela, la FNPSMS estime qu’au 30 juin 2012 le ratio stock sur consommation en semences de maïs pourrait s’établir au dessous des 40%. Selon Joël Arnaud, « déjà au 30 juin 2011, ce ratio s’établissait au-dessous des 50% ». Depuis, si les rendements en maïs grain ont bien profité des pluies estivales, les productions de semences en ont plutôt pâti, entraînant des problèmes de fécondation. « En revanche, la qualité des semences est bonne », a souligné Joël Arnaud. Avec une hausse de 8% des surfaces de maïs semées en 2011 en Europe, le marché est sous tension, tiré par la demande de l’UE, de l’Ukraine et de la Russie. « Les bons niveaux de production de maïs cette année envoient des signaux positifs d’une demande soutenue en semences pour 2012 », s’est réjoui Joël Arnaud. Mais il prévient, « les volumes de semences disponibles seront réduits en 2012, ce qui risque de rendre difficile d’accès certaines génétiques, notamment précoces, aux agriculteurs ». Enfin, les accidents climatiques de production auraient renchéri les prix de revient à l’unité des semences de maïs : « Nous espérons que le marché va suivre », a déclaré Joël Arnaud.

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