Le 16 octobre est depuis 1979, sur l'initiative des pays membres de la FAO, la Journée mondiale de l'alimentation. C'est aussi depuis 2013 la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Une décision annoncée par Guillaume Garot, alors ministre délégué à l'agroalimentaire dans le cadre de l'objectif fixé par le gouvernement de diviser par deux le gaspillage alimentaire en France d'ici à 2025. À en juger par l'absence de communication autour de cet événement cette année, difficile de dire si le bébé fêtera lui aussi un jour ses 36 bougies.
Il est clair que le rejet par le Conseil constitutionnel de certaines des propositions sur le gaspillage alimentaire inscrites dans la loi sur la transition énergétique cet été a mis un coup d'arrêt à l'encadrement par les textes de nombreuses bonnes pratiques.
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Heureusement que les uns et les autres poursuivent leurs initiatives sur le terrain. Ainsi, notamment, Intermarché réitère son opération « Les fruits & les légumes moches » et la décline maintenant avec « Les biscuits moches ». Et le syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, a annoncé un partenariat avec la start up TakeAway, pour généraliser l'utilisation de « doggy-bag » auprès des consommateurs. Reste que ce n'est pas tant du côté des professionnels, déjà largement sensibilisés et montrés du doigt, que le gâchis est le pire.
Le gaspillage alimentaire est dans tous les foyers. Marquer le coup en décrétant une journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire avait au moins cela de bon : répéter ce que chaque consommateur sait, mais n'applique pas. Dommage que ce qui devrait être une cause nationale montre déjà de tels signes d'essoufflement. Perrine Delfortrie