Les céréales étouffent les silos français. A Rouen, tout d’abord, où le rythme des exportations vers les pays tiers n’est pas à la hauteur de l’importante collecte céréalière 2009 ; chez les collecteurs en périphérie du port, ensuite, mais aussi chez ceux situés plus à l’intérieur des terres. Car la récolte française de blé et d’orge a indéniablement du mal à se vendre. La concurrence est rude. La planète a engrangé une bonne moisson et la parité euro/dollar dessert clairement les produits européens et français. Même s’il reste encore une moitié de campagne pour commercialiser la récolte 2009, nombre d’opérateurs anticipent d’ores et déjà des stocks de report, particulièrement en orge, où le marché est atone, mais également en blé, un produit qui s’écoule trop lentement. Pour l’instant, rares sont les signaux laissant entrevoir une embellie du marché.
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