Abonné

Entreprises vinicoles Des structures peu rentables et fragiles

- - 3 min

Une étude sur la «typologie des entreprises de l’aval» de la filière vin (portant sur 510 structures cumulant un chiffre d’affaires de 13, 24 milliards d’euros), rendue publique le 25 mars par l’Onivins, note qu’il existe peu de concentrations tant dans le secteur coopératif que privé. Elle conclut qu’en général, les structures sont peu rentables et souvent fragiles.

L’étude se penche sur 510 entreprises privées et les coopératives qui commercialisent des vins tranquilles et des vins effervescents.

Pour ce qui est des entreprises de négoce, elle constate qu’il existe un lien entre l’activité, la performance et la taille des entreprises, le capital, l’appartenance à des groupes, les taux d’exportation... Son deuxième constat est que l’offre reste «atomisée» dans ce secteur : il y a peu de concentrations d’entreprises mais de plus en plus de «micro-groupes» de PME se forment dans la filière.

Les structures, coopératives ou privées, doivent réaliser des investissements de plus en plus importants. A titre d’exemple, «depuis 1998, il faut plus de 100 euros d’actifs total,(immobilisation, matériels, stocks, crédits clients...) pour réaliser 100 euros de chiffre d’affaires et ce besoin de capitalisation continue de progresser», précise l’Onivins.

Globalement, les entreprises ne sont pas très rentables. A l’exception de «quelques négociants éleveurs de régions à forte notoriété» et de «quelques coopératives spécifiques».

Pour celles pariant surtout sur les volumes, la valeur ajoutée est faible, leur structure financière est fragile «même après les quelques dernières années fastes» et certaines «subissent durement la tension actuelle sur les marchés», selon l'Onivins.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Recours importants aux comptes adhérents

«Les choix stratégiques de ces entreprises apparaissant plus intuitifs que planifiés, la décision, pour des raisons souvent évoquées de rapidité, d’efficacité et de confidentialité, serait le fait exclusif du dirigeant», écrit l’Onivins. La «question se pose» quant au financement des investissements matériels (amélioration des outils de vinification et d’embouteillage) ou immatériels (traçabilité et qualité, nouveaux produits, effort commercial en France et à l’exportation), poursuit l’étude.

Pour les coopératives, «les ratios de structure financière montrent le recours importants aux comptes adhérents pour équilibrer les besoins financiers», faisant ainsi porter à ces dernier le poids de l'équilibre financier.

En général, la performance des coopératives tient à leur région (et au type de vin), à leur taille, au fait d’embouteiller et de commercialiser en bouteille, aux modes de rémunération et aux délais de paiement aux adhérents.

Reconnaissant ses limites, l’étude précise que pour mieux comprendre la gestion des entreprises, elle devrait appronfondir «plusieurs pistes», «seulement effleurées».