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Tech&Bio Des techniques pour relever le défi du bio

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La 3e édition du salon Tech&Bio s’est tenue les 7 et 8 septembre à Valence dans la Drôme, premier département bio en nombre d’agriculteurs. Les 220 exposants ainsi que les nombreuses conférences et démonstrations ont permis d’éclairer les agriculteurs, bios ou conventionnels, sur des pratiques de culture et d’élevage alternatives.

Organisé à Valence les 7 et 8 septembre, Tech&Bio, le carrefour européen des techniques agricoles bio et alternatives, s’est donné l’ambition de rassembler un large public en attente de réponses techniques. Après avoir réuni 4 500 personnes en 2007 à Chantemerle-les-Blés (Drôme), 9 000 en 2009 à Loriol-sur-Drôme, les chambres d’agriculture organisatrices espéraient, la veille de l’événement, accueillir environ 12 000 visiteurs. « L’idée est de permettre à chaque visiteur de faire son programme à la carte parmi les 120 conférences ou la centaine de démonstrations en fonction de ses projets, préoccupations ou problématiques », expliquait Claude Aurias, le président de la Chambre d’agriculture de la Drôme. « Ce salon est un formidable outil pour faire le pont entre le bio et le conventionnel », complétait Jean-Louis Cazaubon, vice-président de l’APCA, en précisant qu’environ la moitié des visiteurs agriculteurs ne sont pas convertis.
« Tech&Bio permet de capitaliser le savoir-faire bio pour le mettre au service des agriculteurs », appréciait pour sa part Claude Monnier, le président de la chambre d’agriculture du territoire de Belfort. « Bien sûr, il reste encore des défis techniques à relever et on cherche à les identifier afin d’y répondre avec l’aide de la recherche et du développement ».

Prairies multi-espèces et homéopathie

« En agriculture biologique, il faut prévoir au maximum et non pas essayer de gérer a posteriori les problèmes », expliquait Gérard Roch, arboriculteur de Châteauneuf-sur-Isère qui convertit progressivement en bio son exploitation de 62 hectares. Même constat en élevage où la prévention est bien souvent la meilleure arme. « Il ne faut pas oublier les bases de la zootechnie car des animaux sans stress, bien logés et bien nourris sont moins souvent malades », rappelait ainsi Michel Bouy, un vétérinaire drômois adepte de médecines alternatives comme l’aromathérapie, la phytothérapie ou l’homéopathie. Le lycée du Valentin qui accueillait l’évènement sur une quinzaine d’hectares a présenté ses résultats sur des prairies multi-espèces avec du sainfoin, de la luzerne, du lotier ou du trèfle hybride. Ces mélanges ont montré une bonne résistance à la sécheresse et à la chaleur, une pérennité supérieure à cinq ans et un faible salissement du couvert.
Bien souvent, la réponse aux défis agronomiques posés en agriculture bio passe par une série d’actions préventives et par un compromis entre la plante ou l’animal et son parasite. C’est ce que les visiteurs du salon ont pu découvrir en s’interrogeant, échangeant et comparant pour se remettre en permanence en question.

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