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Des travaux interprofessionnels pour mieux valoriser les veaux laitiers

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« Nous ne voulons plus que le veau soit un coproduit de la production laitière mais un produit de l’exploitation à part entière », résume Nadine Ballot, en charge à l’interprofession laitière des actions science et techniques de l’élevage, interrogée le 16 septembre au Space. Pour y parvenir, les interprofessions laitières, le Cniel et viande, Interbev, travaillent main dans la main et ont déjà impulsé une série d’actions et réflexions. « Une campagne de communication a été lancée au printemps pour faire consommer de la viande de veau et qui a déjà bien porté ses fruits », explique la spécialiste.

Un guide des bonnes pratiques d’élevage des petits veaux avant leur départ des fermes laitières est à paraître pour début octobre. Le groupe de travail mène également des travaux sur la mise en place de la contractualisation dans la filière appuyée par des repères techniques. « Nous sommes dans une phase de discussion pour établir des modèles de contrats. C’est une révolution pour ce secteur », analyse Nadine Ballot.

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Autre piste étudiée par les interprofessions : décaler les vêlages au printemps afin d’éviter l’engorgement du marché qui a traditionnellement lieu entre septembre et décembre « Mais cela implique d’importantes conséquences pour l’élevage avec notamment une lactation sur une période peu propice au pâturage mais aussi pour les laiteries », explique la spécialiste.

Une dernière voie pour mieux valoriser les veaux laitiers est également étudiée : l’engraissement des veaux en jeunes bovins ou bœufs directement sur l’exploitation. Des travaux de recherches concernant les itinéraires techniques potentiels ainsi qu’une étude économique sont actuellement conduits par l’Institut de l’élevage sur la ferme expérimentale des Bouviers.

« C’est une révolution pour ce secteur »