Environ quatre-vingt viticulteurs et pépiniéristes viticoles de Charente, Charente-Maritime et Gironde ont reçu début novembre un courrier de la Mutualité sociale agricole, leur réclamant des prestations sociales remontant parfois à plusieurs années. Des sommes considérables pour certains, puisque qu’elles s’étendent de 4 000 à 100 000 euros, selon les dossiers. Il est reproché à ces agriculteurs d’avoir eu recours à une entreprise de prestations de services, basée en Roumanie, qui ne s’était pas acquittée de ses charges sociales. « Nous avions l’habitude de travailler avec ce prestataire, originaire de Charente. Il est lui-même tombé des nues, a indiqué Jean-Pierre Bouillac, pépiniériste viticole en cause. À plusieurs reprises, il avait eu quelques tracasseries avec l’inspection du travail. Mais de bonne foi, il avait demandé la marche à suivre pour se mettre en règle, sans jamais obtenir de retour ». Lors d’un procès, le prestataire, jugé coupable, a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une forte amende. Il est soumis par ailleurs à reverser les sommes dues à la MSA. « Je ne trouve pas normal que, dans cette affaire, les donneurs d’ordres, à savoir nous les agriculteurs, soyons contraints comme le prestataire de rembourser ces sommes, quand bien même nous avons déjà acquitté notre part de cotisations auprès de l’entreprise prestataire de services. Et l’on ne peut pas vérifier tous les documents. Nous avons déjà assez de paperasseries administratives à gérer. On ne peut pas être la police de la MSA. Et franchement, nous ne sommes pas des truands ».
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