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Désaccord entre producteurs et transformateurs sur le prix du lait

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Ce qui devait être le 12 juillet une réunion sans histoire entre producteurs de lait et transformateurs s’est soldé finalement par un échec. Le rendez-vous, qui devait fixer les orientations nationales pour le paiement du lait à la production a été compliqué en effet par la demande des transformateurs pour une évolution des règles du jeu : selon la FNPL, les transformateurs ont demandé que soit sorti des index le prix du lactosérum, marché très porteur actuellement, et que soient redéfinies les modalités de prise en compte de la « flexibilité additionnelle » (index permettant de tenir compte, pour une entreprise, de la part élevée de produits industriels peu valorisés). En l’absence d’accord, les producteurs estiment que la recommandation qui découle des réunions de septembre 2004 et mai 2005 doit s’appliquer. Interviewé avant cette réunion, Michel Leonard et Luc Morelon ne se faisaient pas beaucoup d’illusions sur l’issue de ces négociations.

Luc Morelon : L’accord actuel a fonctionné dans un régime où il n’y avait pas trop d’écarts de valorisation entre les produits. Mais ces écarts se creusent aujourd’hui du fait de la réforme de la PAC. Si bien que les produits industriels, et par effet domino un certain nombre de produits génériques comme l’emmental et le lait de consommation, soufrent aussi. Maintenant, nous arrivons à l’échéance.

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Michel Leonard : Il va bien falloir résoudre le problème du paiement des laits flottants et des laits des produits industriels. Faut-il toujours se baser sur une moyenne alors que depuis un an il n’y a plus de moyenne du fait de la flexibilité additionnelle accordée aux producteurs qui font beaucoup de produits industriels et de la flexibilité sur le lait de consommation ? Nous sommes aujourd’hui à un carrefour. Il faut trouver une modification de ce système. L’aménagement opéré en septembre 2004, suite à l’accord de 1997, ne suffit pas. Il crée trop de tensions. On l’a bien vu, il a fallu tout revoir en janvier, il a fallu tout revoir fin mai pour le lait de consommation.