Le premier compromis d’accord OMC, présenté la semaine dernière par le président des négociations agricoles, Stuart Harbinson, a été rejeté de façon virulente par le commissaire européen à l’Agriculture, Franz Fischler. Ce dernier estime « ne pas y trouver d’éléments susceptibles de combler les différends ». Pour sa part, Paul Martin, le président de la CIAA (Confédération des industries agroalimentaires de l’Union européenne), rappelle que «
« Nous ne pouvons pas admettre de ne pas pouvoir développer une agriculture de qualité et respectueuse de l’environnement ». En ces termes, Franz Fischler, commissaire européen à l’Agriculture, s’est emporté, le 13 février, contre le projet de compromis proposé par Stuart Harbinson, président des négociations agricoles à l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Alors qu’un accord OMC doit être trouvé à Genève avant le 31 mars 2003, le commissaire estime trouver « peu d’éléments susceptibles de combler les différends » dans le compromis. Prenant en exemple la filière sucre, Franz Fischler estimait qu’« il ne resterait plus rien de l’organisation de l’industrie sucrière européenne » si un tel projet aboutissait. Tout y est fait pour l’exportateur numéro un, déplore-t-il, en clair, pour les Etats-Unis.
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Pour l’heure, les conditions non commerciales, comme les aides liées à l’environnement ne sont pas prises en compte. L’Europe espère bien les imposer durant les six dernières semaines de négociation. De plus, aucune référence n’est faite à un sujet important pour l’industrie agroalimentaire européenne : les indications géographiques. Elle figurent d’ailleurs parmi les principales attentes de la Ciaa. Paul Martin, le président de l’organisation, rappelait le 14 février, devant quelques journalistes, les enjeux pour les industriels de ces négociations ainsi que de la révision de la politique agricole commune (PAC). « La baisse des restitutions doit être concomitante à des baisse des prix», insiste-t-il. Sans cela, « des entreprises européennes devraient se délocaliser hors de l’Union afin de rester compétitives», fait-il remarquer.