Le syndicalisme majoritaire appuie son recours pour « excès de pouvoir » devant le Conseil d'Etat contre la prohibition du maïs OGM, au moment où l'agriculteur de Saubens (Haute-Garonne) Jacques Bauville a entrepris le 6 juin de détruire, « la mort dans l'âme », ses 11 ha semés avant la loi d'interdiction de culture. Dans un communiqué, l'AGPM (Association des producteurs de maïs), la FRSEA et la FDSEA 31 dénoncent « une gestion politique et administrative déplorable et condamnable ». Les motivations d'interdiction du Mon 810 sont, pour elles, sans « aucun fondement technique et scientifique » et « ne résisteront pas au recours devant le Conseil d'État », qui doit encore statuer sur le fond. Présents lors de la destruction du champ à Saubens, le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau, et le président de l'AGPM, Christophe Terrain, sont venus exiger « le respect des moyens de production des agriculteurs ». Ce dernier a lancé : « Il faut que les pouvoirs publics opèrent un virage, la colère monte dans les campagnes ». Il a présenté les « faucheurs volontaires » comme des « groupes de voyous et d'extrémistes qui ont détruit ici du maïs, ailleurs des pommiers ou des salles de traite ». Dominique Barrau a renchéri en prévenant que « les agriculteurs s'opposeraient à ces voyous à la prochaine occasion ».
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