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L’affaire semble entendue : il faut, entend-on partout, que ne se présente devant le conseil d’administration de la FNSEA, qu’un seul candidat. Jean-Michel Lemétayer l’a dit et bon nombre d’élus syndicaux le disent aussi. Autrement, c’est le risque de division : les éleveurs contre les grandes cultures, le sud contre le nord, l’ouest contre l’est, les petits contre les gros, les filières courtes contre les filières industrielles, etc.
Pourquoi donc ne pourrait-on pas assumer ces différences ? Plusieurs candidats face à un conseil d’administration cela signifie que la démocratie fonctionne. Que le débat existe. Pourquoi refuserait-on en syndicalisme ce qu’on revendique en politique, la confrontation des idées, l’échange qui peut déstabiliser mais aussi et surtout être créatif ? Qui clarifie les enjeux, surtout.
Autrement, n’est-ce pas dans les couloirs que se décideront les stratégies ? Sans que toutes les positions, toutes les nuances aient été affirmées, au grand dam des partisans de l’un ou de l’autre.
Certes, le combat peut être meurtrier. Il y aura des vainqueurs mais aussi des vaincus. C’est la loi du genre. Mais il y a suffisamment de place dans les réseaux syndicaux pour que les carrières s’y poursuivent, non ?
Et puis, à l’heure où on veut redorer l’image de l’agriculture, il peut être utile de redonner une image authentique de démocratie vivante au sein de son premier syndicat. Ne dit-on pas que la FNSEA a vocation à représenter la diversité des tendances et des idées existant au sein de l’agriculture. Le débat y est un exercice naturel, sans complexe nous dit-on. Alors, qu’il soit sanctionné par des votes. Sans crainte des divisions. On peut être divers sans être divisés.
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