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Après 2013 Deux eurodéputés se prononcent pour une Pac au budget plus large

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Deux eurodéputés, Stéphane Le Foll (socialistes et démocrates, S&D) et Alain Lamassoure (Parti populaire européen, PPE), ont exposé le 3 décembre leur conception d’une Pac disposant de plus de marge de manœuvre qu’actuellement. Ils s’exprimaient lors d’un dialogue avec des représentants des syndicats de producteurs agricoles (FNSEA et syndicats minoritaires) à la délégation parisienne du Parlement européen.

Pour Stéphane Le Foll, les budgets comme celui de la Pac sont « trop serrés » et « ne donnent pas à la Pac la marge de manœuvre suffisante ». Il devrait « au contraire être possible de disposer de plus de moyens pour faire face à ce qui nous paraît essentiel », c’est-à-dire une politique agricole et alimentaire européenne affirmée, a-t-il déclaré. En disant cela il faisait allusion notamment à une politique d’approvisionnement de l’UE en protéines végétales couplée avec des mesures agri-environnementales. « Il faut un minimum de couplage des soutiens », a-t-il par ailleurs affirmé.

Alain Lamassoure : éviter de se faire piéger par un budget

Pour Alain Lamassoure, il faut d’abord définir les grandes orientations stratégiques correspondant aux intérêts de l’UE, dont la Pac, sans figer leur financement. « Gardons-nous dorénavant d’inscrire à l’avance un budget pour la Pac. Ne recommençons pas l’erreur » ! « L’an dernier, nous avons dû rembourser plusieurs années d’excédent de la Pac alors qu’on en avait besoin ! », a-t-il fait remarquer. A une époque où la demande de produits alimentaires augmente « et augmentera peut-être plus vite que l’offre », « ne figeons pas les budgets ».
« La bonne nouvelle », c’est que le Parlement européen a aujourd’hui un poids qu’il n’avait pas avant, et de ce fait, « il défend mieux la Pac que la France elle-même ». Cela sous l’influence des pays de l’Est, la Pologne en tête.
« La mauvaise nouvelle, c’est que nous sommes tous ruinés », a-t-il déclaré, créant un effet de surprise dans l’auditoire. Et d’expliquer : « Les Français, à l’heure où nous parlons, ne le croient pas vraiment ». Il est d’usage de dire que l’État « débloque » des fonds, « comme s’il existait un trésor caché ».
C’est pourquoi il faut d’abord « que vous définissiez votre politique » aux autorités communautaires, a-t-il lancé aux syndicalistes paysans.

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