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Politique Deux propositions d’un sénateur pour défendre l’image du vin

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Le sénateur Roland Courteau (Aude, PS), a déposé deux propositions de loi en faveur du vin, face aux mesures restrictives qui sont envisagées par d’autres parlementaires. L’une vise à affirmer clairement que le vin fait partie intégrante du patrimoine culturel et gastronomique. L’autre tend à faire « la distinction entre publicités et articles de presse rédactionnels, en matière d’information sur le vin ».

Roland Courteau, sénateur PS de l’Aude, cherche à faire inscrire dans la législation française la reconnaissance culturelle du vin dans le patrimoine gastronomique et à protéger les journalistes faisant de l’information sur le vin de l’accusation de faire de la publicité déguisée.
Pour cela il déposé à la commission des affaires économiques du Sénat le 3 octobre une proposition de loi « visant à affirmer clairement que le vin fait partie intégrante du patrimoine culturel et gastronomique » français. Il aussi déposé à la commission des affaires sociales du Sénat le 3 juillet une proposition de loi tendant à faire « la distinction entre publicités et articles de presse rédactionnels, en matière d’information sur le vin ».
« Il est temps de réhabiliter l’image du vin, diabolisée », a expliqué le sénateur à Agra le 24 octobre.
 
Le vin relève plus des arts et de la culture que de la toxicomanie
Dans l’exposé des motifs de la première proposition de loi citée, « le vin est mentionné comme partie intégrante du repas gastronomique des Français lequel est désormais inscrit, après études et proposition des ministres français des Affaires Étrangères et de la Culture, sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité, par l’Unesco ». Le texte poursuit en rappelant qu’au-delà des arts de la table, « nombreux sont les exemples qui pourraient être cités et démontreraient à quel point, unique au monde, depuis l’Antiquité, le vin est évoqué dans la production artistique de notre pays, particulièrement dans les domaines de la littérature et de la poésie ». En clair il s’agit de rappeler, dans la loi, que le vin relève plus des arts et de la culture que de la toxicomanie.
L’exposé des motifs de la seconde proposition de loi citée, celle ayant trait à la publicité, souligne que le régime actuel « a bien été conçu pour s’appliquer à la publicité proprement dite, et que son extension à la parution d’articles rédactionnels, dépourvus de toute contrepartie financière, pourrait constituer une entrave injustifiée à la liberté d’expression ».
Roland Courteau souhaite que la législation française soit aussi adaptée au vin qu’elle l’est dans de nombreux pays, comme les États-Unis, « qui ont instauré une culture en faveur du vin », et le Japon, où le vin a l’image d’un produit de haute valeur culturelle. En Espagne, le vin n’a pas le même traitement que celui des alcools durs, à travers la publicité. « Je préconise qu’on développe une politique d’éducation, qui pourrait s’inspirer de ce qui a été fait au Québec, où la consommation des alcools forts a reculé », a-t-il conclu.

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