Abonné

Deux sites pétrochimiques en reconversion pour des usines de chimie biosourcée

- - 2 min

Deux sites pétrochimiques ont récemment investi dans la chimie biosourcée : Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, et Carling en Moselle, a-t-on appris à l’occasion du Plant Based Summit à Lyon du 21 au 24 mai. Sur le site pétrochimique de Lacq, la région Nouvelle-Aquitaine soutient la plateforme Canoé, qui regroupe des chercheurs et des PME locales, lesquels mettent au point une nouvelle fibre de carbone bas coût pour le marché de l’éolien, obtenue à partir d’un mélange de matières premières biosourcées. Le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a voté début mars une feuille de route qui a pour objectif le développement du secteur de la chimie et des matériaux, notamment biosourcés.

Sur le site pétrochimique de Carling, en plein essor, la société clermontoise Afyren s’est associée à la banque publique d’investissement Bpifrance pour créer Afyren Neoxy, société commune dotée de 50 M€ de capital pour la construction de sa première unité industrielle. Celle-ci produira, à partir de 2021, des biomolécules, avec une capacité de production de 16 000 tonnes par an, pour la cosmétique, les arômes, la nutrition humaine et animale et la chimie fine. Ceci en utilisant des co-produits de l’agro-industrie, donc n’entrant pas en compétition avec la biomasse alimentaire, promet Afyren.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Le site de Carling accueille aussi la société de biotechnologies industrielles Metabolic Explorer (Metex), clermontoise également, pour son usine de propanediol, une molécule carbonée qui a des propriétés humectantes, recherchée par l’industrie cosmétique, ou émulsifiantes pour la fabrication de polymères dans les fibres textiles et moquettes. Le propanediol est obtenu par fermentation de sucres de céréales. L’usine de Metex, d’une capacité 6 000 tonnes, est financée par une société commune de 48 M€, entre Metex (55 % de participation) et Bpifrance (45 %).

Une nouvelle fibre de carbone biosourcée pour le marché de l’éolien