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Devant un vignoble du groupe Bolloré, la Conf’ dénonce « l'accaparement des terres »

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Quelque 70 sympathisants de la Confédération paysanne se sont réunis, le 5 juin aux portes d’un vignoble de la Croix-Valmer (Var) pour alerter l’opinion publique sur « l’accaparement des terres en agriculture ». Le domaine n’a pas été choisi par hasard. Il appartient au groupe Bolloré. Le syndicat dénonce les importantes surfaces détenues ou gérées par le groupe à travers le monde (ex. : 187 000 hectares de plantations au travers de sa participation dans le groupe Sogfin). « Dans le Var, il accapare près de 250 hectares de vignes, empêchant les jeunes paysans de s’installer », assure Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.

Des hectares aux prix triplés

En Provence, selon le syndicat, l'hectare de vigne aurait plus que triplé en l’espace de quelques années, passant de 20 000 à 70 000 euros en quelques années. Une explosion des prix que la Confédération paysanne impute aux investisseurs sur le marché du foncier. « Ils spolient les paysans, qui n’ont pas les moyens de se défendre pour accéder à la terre », martèle Laurent Pinatel, dont la remarque vaut pour le monde entier.

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Il ajoute que cette manifestation est aussi « une action solidaire, car l’accaparement des terres contraint certains agriculteurs de part et d’autres du globe à abandonner leur profession, voire leur pays ». S’agissant de la France, la Confédération paysanne annonce qu'elle abordera régulièremet la question de l’accaparement des terres dans les semaines à venir, à l’horizon de la loi foncière attendue pour 2019-2020. Les auditions de la mission parlementaire sont en cours, et devraient s’achever à la rentrée par la remise d’un rapport.

Les investisseurs sur le marché du foncier « spolient les paysans, qui n’ont pas les moyens de se défendre pour accéder à la terre »