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Développement raisonné pour le miscanthus

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En 2018, France Miscanthus prévoit 5 500 hectares de culture (contre 5 000 en 2017), avec un rythme de progression stable, de 10 % par an depuis 2015. L’association qui regroupe les acteurs spécialisés, a fait le point sur la filière à l’occasion de la visite d’un chantier de récolte, le 6 avril. Il n’y aura pas de développement de la production sans d’abord s’assurer des débouchés, ont affirmé de concert Alain Jeanroy, président de l’association, Thierry Hamerel, directeur général de la coopérative Luzeal, et Yves Koch, directeur des activités biomasse et énergie d’Agromi (filiale de Luzeal). En substance, pas question d’embarquer des agriculteurs sans garantie sur un cycle long de 20 ans.

Des perspectives existent pour le miscanthus, une plante stérile et non invasive. Sa zone traditionnelle de récolte (nord de la France) a tendance à progresser vers le sud (une première implantation a eu lieu en Ariège). Certaines expérimentations et certains tests sont menés en litière pour les filières bovine et avicole (une première réalisation opérationnelle existe en élevage de poulets) et en paillage dans les vignes. D’autres concernent des applications pour des sites industriels et des utilisations en zone de captage pour l’eau. Enfin, une expérience est menée pour intégrer le miscanthus aux rations alimentaires animales (élevage laitier), non pour des apports nutritifs mais pour l’aspect mastication/digestibilité.

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Seules contraintes pour cette plante : son coût d’implantation qui est de 3 000 euros à l’hectare, mais des aides européennes existent et le miscanthus vient d’être reconnu comme plante pouvant entrer dans le dispositif Surface d’intérêt écologique ou SIE ; et une extrême rigueur lors du semis pour ne pas trop altérer les rendements.

Le miscanthus vient d’être reconnu comme une plante pouvant entrer dans le dispositif Surface d’intérêt écologique