L’Inrae a présenté le 20 novembre une étude jugeant une cinquantaine d’indicateurs « pertinents » dans l’évaluation de la qualité et santé des sols, au vu des références scientifiques à l’échelle internationale. D’après son analyse, « près de la moitié peuvent être considérés comme matures » : leurs méthodes de mesure sont stabilisées, voire normalisées, et des bases de données ont été constituées à partir des valeurs mesurées dans des contextes variés. Ces indicateurs (teneur en azote total, carbone organique, diversité des bactéries, champignons, abondance des nématodes, etc.) bénéficient d’un historique d’utilisation, ou des efforts d’acquisition et de capitalisation des données au cours des vingt dernières années. Un quart est « en maturation » et leur utilisation sur le terrain nécessite un accompagnement par des experts ou conseillers. Il s’agit par exemple de la teneur en polluants organiques, des activités enzymatiques. Un autre quart est « en développement », encore au niveau de la recherche. Pour ces derniers, les méthodes de mesure restent à élaborer ou stabiliser. Y figurent la plupart des indicateurs permettant de quantifier directement la réalisation d’une fonction écologique (entretenir la structure, réguler l’eau, etc.).
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L’étude propose en conclusion de « travailler à la co-élaboration avec les acteurs d’un système d’indication », a souligné lors du colloque le p.-d.g. Philippe Mauguin. En clair, c’est d’aller au-delà de l’interprétation de chaque indicateur, avec « une stratégie adéquate (à établir) en fonction de la finalité de l’évaluation » des sols. La démarche doit notamment aborder la complémentarité entre les indicateurs utilisés, leur éventuelle pondération, l’échantillonnage des mesures, le traitement statistique et cartographique des résultats.