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Caprin Dialogue établi entre éleveurs et industriels sur le prix du lait de chèvre

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Les éleveurs de chèvre se sont mobilisés, le 13 décembre à Surgères, pour rappeler la nécessité d’avoir un prix du lait rémunérateur. Dans le cadre du plan stratégique 2012 pour la filière caprine, le dossier de la contractualisation se met en place.

«Il est indispensable de maintenir le prix du lait payé au producteur », lit-on dans un communiqué de presse de la Fnec (Fédération nationale des éleveurs de chèvre) appelant au rassemblement des éleveurs, le 13 décembre à Surgères. Depuis début 2011, le prix du lait payé au producteur n’a cessé de diminuer, alors que les coûts de production ont atteint des niveaux très élevés. Avec la sécheresse de l’été dernier, les coûts ont gagné de 100 à 140 euros/1000L selon les exploitations. Or, le poste alimentaire représente près de 40% des charges de production en filière lait caprin. Dans ce contexte, le niveau du revenu des producteurs de lait de chèvre pourrait inciter à la cessation ou au ralentissement des activités. Il est parfois à des niveaux inférieurs à 1000 euros par mois. « C’est un des plus bas revenus toutes filières confondues », insiste Jacky Salingardes, président de la Fnec.

Menace d’une nouvelle baisse
« Les entreprises menacent de baisser le prix payé au producteur en 2012 », regrette Sophie Espinosa, directrice de la Fnec. Les stocks dans les entreprises sont très élevés et les surcoûts engendrés pèsent sur les finances des entreprises. Par conséquent, une baisse du prix du lait payé au producteur a été envisagée dès janvier 2012. Le rassemblement de plus de 450 éleveurs de chèvre à Surgères, le 13 décembre, a été l’occasion pour la filière de s’opposer à une telle éventualité. Après plusieurs heures de contestation, une porte de sortie a été trouvée entre le Glac (coopérative de collecte qui détient la moitié des 40 millions de litres de stocks nationaux) et les éleveurs, « à savoir le maintien du prix du lait au Glac au moins en janvier 2012 ». Pour la suite, les pouvoirs publics joueront le rôle de médiateur entre les deux partis pour s’accorder sur une stratégie de maintien du prix du lait « toute l’année 2012 et dans toutes les entreprises ».

Plan stratégique national 2012 et contractualisation
Les professionnels concentrent leurs efforts sur la pérennisation de leurs activités à travers, par exemple, le plan stratégique national pour la filière caprine . « L’enveloppe budgétaire sera discutée courant 2012, mais elle devrait être de 2,5 à 3 millions d’euros par an sur trois ans », rappelle Sophie Espinosa. La mise en œuvre du plan devrait être effective au second trimestre 2012. Parmi les objectifs fixés par le plan stratégique national, l’adaptation de l’offre et de la demande, via la contractualisation, est très attendue. La filière ne veut plus de périodes successives de surproduction et de sous-production. Le dossier de la contractualisation est donc en cours de traitement. « Les producteurs semblent optimistes sur les discussions déjà entamées avec les industriels », indique Jacky Salingardes.

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