Abonné

ACQUISITION/INGRÉDIENTS Diana : Symrise paye 14 fois l'Ebitda

- - 2 min

L'opération était très attendue. C'est l'allemand Symrise qui est entré en négociations exclusives avec Ardian (anciennement Axa Private Equity) pour l'acquisition du groupe breton Diana, sur la base d'une valorisation record de 14 fois l'Ebitda.

Si le montant est élevé, il n'est pas pour autant injustifié. En mettant la main sur Diana, Symrise se renforce significativement sur ses activités goût et nutrition et s'adjoint un des leaders des arômes naturels dédiés au petfood, un marché très dynamique. Diana, qui annonce 425 millions d'euros de chiffre d'affaires et une marge brute d'exploitation de 21 % (selon le communiqué de Symrise), est d'ailleurs en forte croissance. Selon nos informations, en 2013, son chiffre d'affaires a progressé de 10 % en 2013 et son Ebitda de 10 millions d'euros. Tous les indicateurs ou presque ont grimpé de 50 % sur trois ou quatre ans. Au total, Symrise va investir 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires dans ce rachat. Le financement (fonds propres et dettes) est assuré, indique le groupe dans un communiqué. L'opération sera relutive dès 2015 en termes de bénéfice par action. Ensemble, les deux groupes pèsent près de 2,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires et leur marge brute d'exploitation combinée dépasse 20 %. Symrise (1,8 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2013, dont 870 millions sur la division goût et nutrition et 960 sur la division parfums et soins), emploie 6 000 personnes dans 35 pays. Le groupe est né en 2003 de la fusion de Dragoco Gerberding & Co. AG et Haarmann & Reimer GmbH. Basé à Holzminden (au sud de Hanovre), il est coté à la Bourse de Francfort depuis 2006. Diana, basé à Vannes, emploie pour sa part plus de 2 000 personnes dans 23 pays.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

acquisition
Suivi
Suivre

Le marché des ingrédients est dynamique. Estimé à 17,4 milliards d'euros (source IAL consultants via Symrise), il profite d'une croissance mondiale de 2 à 3 % par an. Le goût et la nutrition constituent le segment le plus important (7 milliards d'euros) suivis par les parfums et soins (6,4 milliards) et les molécules aromatiques (4 milliards).