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Enseignement Difficultés économiques pour les établissements catholiques d’enseignement

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Une partie des établissements du Conseil national de l’enseignement agricole privé (Cneap) est confrontée à des difficultés économiques, selon les chiffres qu’il a présentés lors de son congrès le 18 mars à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Pour y faire face, un seul levier : réaliser des économies en faisant des choix.

Certains établissements sont en situation de précarité économique, selon l’analyse des résultats économiques et financiers 2009 du Cneap. Parmi les indicateurs relevés : 14% d’entre eux ont un fonds de roulement négatif. Ce qui signifie que des ressources stables n’assurent plus un financement des immobilisations, selon les commentaires du Cneap. Il y a un risque fort de rupture de trésorerie. D’autre part, 11% des établissements ont une capacité d’autofinancement négative et 24% ont plus de 7 années d’endettement d’autofinancement complètes. La capacité des établissements à dégager annuellement les fonds nécessaires à leur fonctionnement, est en baisse. Leur gestion est de plus en plus difficile. Pour améliorer la situation économique des établissements, trois leviers sont théoriquement possibles : augmenter la contribution des familles, percevoir plus de ressources publiques et/ou tenter de réduire les charges. Mais les contributions des familles sont déjà importantes. Elles se sont élevées en moyenne en 2007 à 600 euros pour un externe, 1300 euros pour un demi-pensionnaire et 2300 euros pour un interne. Globalement, depuis 8 ans, elles ont augmenté de 2,5% par an. Depuis 3 ans, les retards de paiement des familles s’accroissent et traduisent sans doute les difficultés réelles de certains parents à assumer ces charges annuelles, observe le Cneap.

Suppression de 35 postes à la rentrée 2010
Pour ce qui est des ressources publiques, si elles ont augmenté de 3% sur 10 ans, la tendance actuelle n’est plus à la hausse. Dans le même temps, malgré d’âpres négociations avec le gouvernement, le nombre de postes d’enseignants aura baissé de 240 sur cette période (4350 enseignants aujourd’hui). A la rentrée 2010, 35 postes seront supprimés. « Jusqu’où les établissements scolaires peuvent-ils suppléer la défaillance de l’Etat ? Nous devrons hiérarchiser les projets en fonction des moyens et faire des choix, nous devrons mettre en œuvre une gestion rigoureuse », a observé un responsable. Cette gestion s’appuiera sur un outil, un tableau des indicateurs de situation, testé par le Cneap et que ce dernier a décidé de généraliser. Il permettra de comparer les ratios par établissements et d’exercer un suivi afin d’éviter qu’une situation difficile ne devienne irrémédiable.

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