Abonné

Dioxine : le juge d’Albertville refuse la demande de dépaysement du dossier

- - 2 min

La juge d’instruction d’Albertville – Hélène Lastera – chargée du dossier de la pollution à la dioxine associée à une usine d’incinération de déchets de Gilly-sur-Isère en 2001, a notifié le 20 avril aux familles et associations plaignantes son refus de voir l’affaire dépaysée à Marseille. La demande de dessaisissement avait été formulée le 22 mars par le procureur d’Albertville, Henri-Michel Perret, en, se référant à la loi dite « Perben » et aux deux juridictions spécialisées dans le domaine de la santé (Paris et Marseille) qu’elle avait créée. « Si nous le traitons ici, ce dossier va submerger les moyens de mon tribunal et l’instruction va durer des années alors que si le dossier part à Marseille, il sera confié à des juges spécialisés et tout ira beaucoup plus vite », avait-il expliqué. Cette décision avait soulevé la réprobation du barreau d’avocats d’Albertville, de plusieurs syndicats et organisations de défense des victimes, et de la section régionale du Syndicat de la magistrature. Ces derniers s’étaient étonnés de cette demande alors que l’instruction, menée depuis trois ans, arrive à son terme. La CFDT, la Confédération paysanne et trois organisations de défense des victimes avaient refusé « ce dessaisissement qui permettrait à terme d’enterrer purement et simplement ce dossier majeur ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.