Il ne faut pas sous-estimer l’importance de ce qui se passe aujourd’hui à l’INAO, l’institut national de l’origine et de la qualité. Un nouvel outil se met en place, modernisé, rassemblant maintenant, au-delà des produits sous AOC, les aliments bio, sous label ou certifiés. Ce sera, en fait, la structure d’orientation la plus importante en agriculture, plus encore que certains offices agricoles. Cela concernera 80 % de la production viticole, 20 % des productions laitières, tous les produits bio, une part de produits agroalimentaires certifiés et à forte valeur ajoutée, une part déterminante de notre agroalimentaire exporté.
L’Institut a moins de rôle purement économique et sur le terrain, mais il chapeautera les ODG, organismes de défense et de gestion pour chaque appellation. Des structures au pouvoir étendu, confié aux mains d’une majorité des professionnels. Le changement est tel qu’il provoque des retards à l’allumage chez bon nombre de syndicats de défense. La nouvelle organisation appel à une plus grande discipline, des contrôles plus indépendants, d’où certaines réticences.
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Au-delà de ce que montrent les chiffres, ces produits représentent une voie d’avenir pour l’agriculture française : la voie des aliments à identification géographique, ceux pour lesquels la délocalisation n’est en principe pas possible, à condition que les appellations et certifications soient bien protégées au niveau mondial. Il s’agit de produits auxquels on ajoute un peu plus que la valeur purement alimentaire : de la matière grise culturelle ou un supplément de qualité et de goût. L’enjeu est suffisamment important pour que l’apppel à une plus grande discipline soit pleinement justifié.