Après l'homologation du PSE de Gad Josselin par la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), les représentants du personnel ont continué à en négocier les modalités avec SVA, qui a repris le site à la barre du tribunal de commerce le 16 octobre (et lancé les licenciements avant même l'homologation par la Direccte). Les élus de la CFDT se félicitaient, à l'issue de la réunion du 22 octobre, d'un certain nombre d'avancées, notamment la réouverture d'une période de départ volontaire, le report du délai de réflexion pour les offres de reclassement, l'activation de la cellule psychologique et de l'accompagnement du retour vers l'emploi… Ils avaient cependant encore des revendications concernant la fongibilité des fonds dédiés à la formation ou encore la prolongation de la période d'accompagnement par le cabinet de reclassement.
PRÈS DE 1 MILLION D'EUROS POUR LES SALARIÉS LICENCIÉS L'AN PASSÉ
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Pendant que la CFDT gère les conséquences sociales des difficultés du site de Josselin, les salariés licenciés l'an passé, lors de la fermeture du site de Lampaul, ont obtenu gain de cause à Bruxelles. « La Commission européenne a proposé d'accorder à la France une enveloppe de 918 000 euros sur le budget du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation pour aider 760 travailleurs licenciés par l'entreprise Gad », a-t-elle indiqué dans un communiqué.
L'aide, destinée aux salariés licenciés après la fermeture des sites de Lampaul-Gui-miliau, Saint-Martin et Saint-Nazaire l'an passé, sera versée à la cellule de reclassement mise sur pied après obtention de l'aval du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne, précise la Commission. « Les licenciements ont des incidences négatives importantes sur l'économie régionale, notamment en Bretagne, où l'emploi est davantage tributaire du secteur agroalimentaire que dans le reste de la France (11 % en Bretagne contre 5 % en moyenne en France) », selon la Commission.